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Souffle inédit


René-François Sully Prudhomme

René-François Sully Prudhomme

Poète français, premier lauréat du Prix Nobel de littérature – 1901-  né le 16 mars 1839 à Paris, d’un père employé de commerce mort alors qu’il était encore enfant. Contraint par sa maladie d’ophtalmie, il interrompe ses études et délaisse son rêve de devenir ingénieur.   Après avoir travaillé quatre ans dans les  usines Schneider,

Poète français, premier lauréat du Prix Nobel de littérature – 1901-  né le 16 mars 1839 à Paris, d’un père employé de commerce mort alors qu’il était encore enfant. Contraint par sa maladie d’ophtalmie, il interrompe ses études et délaisse son rêve de devenir ingénieur.

 

Après avoir travaillé quatre ans dans les  usines Schneider, il travaille chez un notaire.  Ses premiers poèmes sont bien accueillis par  les membres de la Conférence La Bruyère, société étudiante dont il est membre, l’encourage dans ces débuts littéraires.

 

Son premier recueil, Stances et Poèmes 1865  est loué par  Sainte-Beuve et lance sa carrière.

 

 

Premier écrivain à recevoir le prix Nobel de littérature, le 10 décembre 1901, il consacre l’essentiel de la somme reçue à cette occasion à fonder un prix de poésie décerné par la Société des gens de lettres. Il crée par ailleurs en 1902 la Société des poètes français avec José-Maria de Heredia et Léon Dierx. Il est l’un des premiers partisans de Dreyfus.

 

René-François Sully Prudhomme est décédé le 6 septembre 1907 à Châtenay-Malabry dans les Hauts-de-Seine.

 

 

Le vase brisé

 

Le vase où meurt cette verveine

D’un coup d’éventail fut fêlé ;

Le coup dut l’effleurer à peine :

Aucun bruit ne l’a révélé.

 

 

Mais la légère meurtrissure,

Mordant le cristal chaque jour,

D’une marche invisible et sûre,

En a fait lentement le tour.

 

 

Son eau fraîche a fui goutte à goutte,

Le suc des fleurs s’est épuisé ;

Personne encore ne s’en doute,

N’y touchez pas, il est brisé.

 

 

Souvent aussi la main qu’on aime,

Effleurant le cœur, le meurtrit ;

Puis le cœur se fend de lui-même,

La fleur de son amour périt ;

Toujours intact aux yeux du monde,

Il sent croître et pleurer tout bas

Sa blessure fine et profonde ;

Il est brisé, n’y touchez pas.

 

 

Recueil : Stances et Poèmes

 

 

Source : Wikipédia

 

 

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