Florence Normier par Michel Bénard

Florence Normier  par Michel Bénard
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Florence Normier

 

Notre amie sculpteure, Florence Normier a plutôt vécu sa jeunesse dans un contexte musical où elle pratiqua l’orgue, mais également le chant comme soprane. Néanmoins dès la petite enfance elle fut toujours attirée par le dessin. Petit côté humoristique il sera dit qu’aujourd’hui nos deux artistes n’aurons pas pris les voies les plus courtes pour arriver finalement dans le milieu des arts plastiques. L’une, Pascale Montupet s’engagea avec le plus grand sérieux dans les études de lettres, pour aller enseigner plusieurs années au Japon, quoi de plus normal, quant à la seconde, Florence Normier élève particulièrement douée, pour son plus grand malheur, ose-t-elle m’avouer, passa par Science Po, pour en sortir brillamment et comme à priori ce n’était pas assez elle alla faire un petit détours de côté des études de droit, un vrai bonheur ! Convenez qu’ici encore tout est d’un naturel absolu pour finir par accéder au cursusdes arts plastiques.

Petite anecdote Florence Normier portait comme je l’ai déjà souligné le désir de faire de la sculpture, tout du moins du modelage. Habitant un région où il n’y avait pas trop de glaise, alors elle alla gratter les vieux murs de terre en ruine pour en extraire de la poudre de glaise, afin de confectionner ses petites sculptures. Notre jeune artiste n’est pas sans me faire songer à Camille Claudel, qui elle allait la nuit dans les fossés de la ville de Paris pour en extraire la glaise.

Comme chacun d’entre nous elle à ses coups de cœur et du coté sculpteurs elle ne reste pas insensible à de grands artistes tels, Zadkine, Lipsiech, Arp, Moore, ici je songe également à une similitude sans doute ignorée de Florence Normier, mais je trouve entre elle et  Simone Boisecqune similitude de proximité, à laquelle j’associerais bien Karl-Jean Longuet.

Florence Normier tente de projeter son regard sur l’immensité de l’espace et se lance le défi de créer des œuvres de petits formats dans la perspective de les développer à grande échelle, ce qui implique une forme parfaite et harmonique, sinon dans le cas contraire la mal façon est amplifiée jusqu’à altérer la concrétisation de l’œuvre.

Chez Florence Normier le principe même de l’œuvre se veut aérien, léger, végétal. La dynamique est présente, elle devient rythme, musicalité au sens visuel. Selon ses dires, une bonne sculpture doit créer son espace autour d’elle grâce à son rythme esthétique. D’une certaine manière notre amie se fait novatrice, elle compose ses propres formes, ses volumes, ses géométries plastiques en demeurant toujours à l’affut d’une possible surprise ou révélation.

Il est nécessaire que vous sachiez que Florence Normier travaille toutes les techniques, le bois en taille directe, le bronze à partir des œuvres mères en terre cuite. Mais ce n’est pas tout, l’essentiel est ailleurs, car si elle n’en a pas l’air, cette femme délicate en apparence réalise des œuvres monumentales en béton armé décimées en divers espaces publics. Soulignons également qu’elle est une adepte du land-art et réalise des installations à grande échelle porteuses d’une symbolique naturaliste et humaniste très forte.

Pour conclure je reviendrai à des dimensions plus appropriées à notre l’échelle et j’attirerai votre attention sur une petite sculpture reprenant le graphisme végétal d’une œuvre de Matisse qui pourrait parfaitement devenir une réalisation monumentale, avec une texture lisse et granité pour laisser jouer la lumière qui glisse ou s’accroche en métamorphosant les volumes.

Tout chez Florence se veut volumes, lignes, rythmes et vibrations musicales.

Sans jamais oublier comme aimait le dire mon ami et grand sculpteur Jean Zorko : « La sculpture est un poème que l’on peut caresser. »

 

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