Avec Love Me Like a River Does (Live), Marie Chaplet dévoile une reprise sincère et annonce son premier EP Live at KHL, un projet centré sur le live et le lien humain.
Marie Chaplet dévoile Love Me Like a River Does et annonce son premier EP live
Par la rédaction
Pour Marie Chaplet, le chant n’est pas tant une prestation qu’une exigence profonde. À l’approche de la parution de son nouveau single, Love Me Like a River Does (Live), la chanteuse donne un aperçu d’un projet empreint d’une grande sincérité : son premier mini-album, Live at KHL, dont la sortie est fixée au 5 juin 2026.
Une enfance entre deux mondes, une voix en tension
Marie Chaplet a grandi entre deux univers et deux modes de vie. D’un côté, une famille d’artistes où l’on peint, écrit et compose, un univers foisonnant où la création fait partie de la vie. De l’autre, un contexte plus mouvant, marqué par des déplacements récurrents, une redéfinition constante des repères et la nécessité de s’adapter.
Cette double expérience l’a profondément marquée. Elle lui a appris l’écoute attentive, la contemplation du monde avec attention, et la capacité ressentir les choses avec une vive intensité. C’est ainsi que son mode d’expression prend forme : une parole profondément habitée, à la fois délicate et solide, imprégnée d’affects sincères.

Le choix du réel à l’ère du simulacre
Avec Live at KHL, réalisé en collaboration avec le producteur Miguel Sa Pessoa, Marie Chaplet fait un geste artistique fort : revenir au réel. À l’opposé d’une époque inondée de retouches d’images, de sons travaillés et de performances conçues numériquement, elle opte pour la pureté du direct. Sans artifice ni altération, elle incarne une simple présence.
Les visuels du projet reflètent cette philosophie. Ils mettent en scène un jeu subtil entre mouvement et immobilité : Marie évolue dans des cadres sereins, tandis que le monde qui l’entoure semble vibrer, se modifier, de manière quasi imperceptible. Une allégorie visuelle de son art — l’acte d’être là, simplement, au sein du cours des choses.
Une reprise comme manifeste
Le premier extrait, Love Me Like a River Does (Live), disponible depuis le 1er avril 2026, est une reprise du morceau de Melody Gardot. Mais ici, il ne s’agit pas simplement de reprendre une chanson : Marie Chaplet se l’approprie avec une grande douceur, presque comme si elle en faisait une confidence. Elle prend le temps, elle laisse respirer les silences, elle s’installe dans chaque mot. Sa version suit le texte avec beaucoup de délicatesse, en laissant apparaître des nuances qui touchent sans jamais forcer.
Peu à peu, la chanson devient une réflexion sensible sur l’amour, un amour qui ne cherche pas à éblouir mais à durer, qui avance lentement, naturellement, à son rythme — comme quelque chose qui s’installe et transforme en profondeur.
L’art de ralentir
Ce qui distingue d’emblée l’approche de Marie Chaplet, c’est cette aspiration profonde à un rythme plus mesuré. Face à un environnement qui s’accélère sans cesse, elle privilégie résolument la pérennité, la concentration et une pleine présence. Son œuvre s’ancre dans une tradition ancienne : celui de la narration orale, du chant comme vecteur de lien et de la performance en direct comme creuset de vérité. Pourtant, elle fait écho à une nécessité contemporaine : celle de reconquérir une forme d’authenticité au sein d’un univers artistique de plus en plus dénaturé.
Une promesse
Avec Live at KHL, Marie Chaplet ne livre pas simplement un premier EP. Elle pose les fondations d’un univers. Un espace où la musique redevient un lieu de rencontre, presque de résistance.
Et dans Live at KHL, il y a quelque chose de profondément humain qui cherche à durer.




