K-Beauty : ce que l’exposition du Musée national des arts asiatiques – Guimet raconte vraiment

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La manche rouge © Dopamine, CreativeSUMM, Mikang Kang/ Haksan Publishing Co.,Ltd. © Éditions Albin Michel pour l’édition française, département bande dessinée, 2024

Le Musée Guimet consacre une exposition à la beauté coréenne à travers « K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d’un phénomène », présentée du 18 mars au 6 juillet 2026.

K-Beauty : une histoire de la beauté coréenne au Musée national des arts asiatiques – Guimet

Par la rédaction

« K-Beauty. Beauté coréenne, histoire d’un phénomène »

Le parcours propose de comprendre comment les pratiques de beauté en Corée ont évolué sur plusieurs siècles, jusqu’à devenir un phénomène culturel mondial.

Une beauté ancrée dans la tradition

L’exposition débute à l’époque de la dynastie Joseon. À cette période, la beauté repose sur des codes précis. Elle est liée à la retenue, à l’harmonie du visage et à la clarté de la peau. Les objets présentés – peintures, accessoires de toilette et recettes anciennes – montrent que ces pratiques s’inscrivent dans la vie quotidienne et dans une organisation sociale bien définie.

La beauté n’est pas pensée comme un effet immédiat, mais comme une manière de prendre soin de soi dans la durée.

K-Beauty : une histoire de la beauté coréenne au Musée national des arts asiatiques – Guimet
Attribué à Kim Hongdo, Femme se coiffant, couleur sur papier, 24,7 × 26,0 cm, yuk2190-1, Musée de l’Université nationale de Séoul.

Le soin au cœur des pratiques

Le parcours met en évidence l’importance du soin dans la culture coréenne. Les produits naturels, les rituels et les gestes quotidiens occupent une place centrale. Cette approche associe la beauté au bien-être et à l’équilibre du corps.

Cette logique se retrouve aujourd’hui dans la K-Beauty, qui privilégie des routines complètes et progressives plutôt que des transformations rapides.

Une transformation au vingtième siècle

L’exposition montre ensuite un changement important au cours du vingtième siècle. Avec l’ouverture du pays et les influences étrangères, les représentations de la beauté évoluent. Les images circulent davantage et les modèles se diversifient.

La beauté devient progressivement visible dans l’espace public et se développe à travers les médias et l’industrie.

K-Beauty : une histoire de la beauté coréenne au Musée national des arts asiatiques – Guimet
Han Youngsoo (1933-1999), Myeongdong, 1958, Séoul, Fondation Han Youngsoo © Han Youngsoo

Le rôle des images contemporaines

Le parcours souligne l’influence du cinéma, de la télévision et de la musique dans la diffusion des standards actuels. Les visages des actrices, des acteurs et des artistes contribuent à définir des références esthétiques qui dépassent les frontières de la Corée.

La K-Beauty s’inscrit ainsi dans un contexte où l’image joue un rôle central.

K-Beauty : une histoire de la beauté coréenne au Musée national des arts asiatiques – Guimet

Un phénomène global

Aujourd’hui, la K-Beauty désigne à la fois une industrie, des pratiques de soin et une esthétique reconnaissable. Elle associe des éléments issus de la tradition à des innovations contemporaines et s’inscrit dans un mouvement culturel plus large.

L’exposition montre comment cette évolution s’est construite progressivement, en reliant histoire, pratiques quotidiennes et diffusion internationale.

Elle propose ainsi une lecture claire et accessible de la K-Beauty, en montrant qu’elle s’inscrit dans une histoire longue, entre traditions anciennes et dynamiques contemporaines.

Agenda

Musée national des arts asiatiques – Guimet
6, place d’Iéna – 75116 Paris, France
Du 18 mars au 6 juillet 2026

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La mention « La rédaction » indique que l'article est préparé par Rami Jamoussi et Monia Boulila.