De Anyier Anei à Nadia Melliti, en passant par Ella Rumpf, Lilith Grasmug, Angelina Woreth et Fanta Kebe, ces six jeunes actrices font entrer un nouveau souffle dans le cinéma français en 2026.
6 actrices françaises qui imposent un nouveau souffle au cinéma en 2026
Par la rédaction
Le cinéma français est en train de changer. De nouvelles actrices apparaissent, avec des parcours très différents. Certaines viennent de la mode, d’autres ont été repérées dans la rue, d’autres encore ont grandi dans le cinéma d’auteur.
Ce qui les réunit, c’est leur présence. On les remarque tout de suite. Elles jouent de manière naturelle, chacune à sa manière.
En 2026, ces six actrices trouvent déjà pleinement leur place.
Anyier Anei
Avec Coutures, Anyier Anei fait une entrée remarquée dans le cinéma. Déjà connue dans le monde de la mode, la jeune femme a été sélectionnée par Alice Winocour parmi beaucoup de candidates pour jouer Ada, une débutante qui découvre l’univers de la Fashion Week parisienne. Ce qui frappe immédiatement chez elle, c’est son naturel. Son jeu d’actrice ne cherche pas à faire de l’effet, il repose sur une présence simple et directe, qui lui permet de montrer à l’écran son innocence, sa discrétion et une certaine force intérieure.
Son parcours de vie, du Kenya aux grands défilés de mode, donne à son visage une profondeur que la caméra capte immédiatement. Anyier Anei n’entre pas dans le cinéma juste pour faire de la figuration ou pour son physique. Elle y arrive avec quelque chose de simple et juste.
Ella Rumpf
Ella Rumpf, révélée au grand public par Grave, puis récompensée par le César de la meilleure révélation féminine en 2024 pour Le Théorème de Marguerite, elle poursuit un trajet cohérent. En 2026, son nom reste pleinement actuel, parce qu’elle continue de choisir des rôles différents. Dans Coutures, elle fait partie d’un projet qui croise mode, fiction et vision moderne. Ce qui distingue Ella Rumpf, c’est sa rigueur. Elle ne joue jamais de manière exagérée. Elle construit ses rôles avec précision, en partant de l’intérieur. Son jeu reste intense, mais toujours juste. Cela lui permet de passer naturellement du cinéma d’auteur à des films plus grand public.
Elle fait partie de ces actrices qui n’ont pas besoin d’en faire trop pour s’imposer dans le temps.
Lilith Grasmug

Lilith Grasmug est une actrice qui exprime les émotions naturellement, sans les forcer. Dans le film « Langue étrangère » de Claire Burger (présenté à la Berlinale 2024), elle joue une jeune fille qui semble timide et fragile, mais qui vit des troubles intérieurs plus profonds. Son jeu est fait de petites touches et de subtilités. Souvent, un simple regard, une hésitation ou un silence suffisent pour montrer une inquiétude, un désir ou un malaise. C’est cette façon discrète d’agir qui la rend si remarquable. Lilith Grasmug n’essaie pas d’attirer l’attention de la caméra ; au contraire, elle lui donne de l’espace pour observer. À une époque où le cinéma cherche parfois des effets rapides, elle nous rappelle que les films peuvent encore prendre le temps de montrer des sensations douces et discrètes. Son visage, sa manière de parler et sa retenue forment une présence déjà très singulière dans le nouveau cinéma français.
Nadia Melliti

Révélée par La Petite Dernière d’Hafsia Herzi, Nadia Melliti a rapidement marqué les esprits, jusqu’à recevoir le prix d’interprétation à Cannes en 2025 puis le César de la meilleure révélation en 2026. Mais au-delà des récompenses, c’est sa présence qui touche. Elle joue sans artifices, avec quelque chose de très simple et très vrai. On la croit immédiatement.
À l’écran, elle dégage une force calme, une intensité qui ne cherche pas à impressionner. Et c’est justement pour cela qu’elle marque autant.
Angelina Woreth
Angelina Woreth fait partie de ces jeunes actrices qui rendent un personnage crédible sans jamais en faire trop. Remarquée dans Leurs enfants après eux, elle confirme avec Qui brille au combat de Joséphine Japy, présenté à Cannes en 2025. Dans ce film, centré sur une famille confrontée au handicap, son jeu demande beaucoup de justesse. Elle y est à la fois douce, attentive, toujours dans la retenue. Elle sait montrer la fragilité sans enfermer son personnage dans cette seule dimension. Chez elle, les émotions viennent naturellement, sans jamais être appuyées. Son prochain rôle principal dans un film en langue étrangère montre qu’elle avance avec sérieux. Pas à pas, elle construit un vrai parcours d’actrice.
Fanta Kebe
Avec Fanta Kebe, le cinéma français retrouve une jeunesse qui sonne juste. Repérée lors d’un casting sauvage, elle se fait remarquer dans la web-série Tu préfères, avant de retrouver Lise Akoka et Romane Guéret dans Ma frère. Le film suit deux jeunes femmes en colonie de vacances, à un moment de leur vie où tout bouge : l’amitié, l’envie de liberté, le passage à l’âge adulte. Fanta Kebe apporte une énergie très vivante. Elle mélange douceur, tension, et une vraie envie d’avancer. Elle joue des personnages proches du réel, sans jamais les enfermer dans une image ou un discours.
C’est ce qui fait sa force : elle reste proche des gens, simplement. Et aujourd’hui, elle s’impose déjà comme un visage important de cette nouvelle génération.
Une génération qui change déjà le regard
Elles ne viennent pas du même monde. Elles n’ont pas suivi le même chemin. Et c’est justement ce qui les rend si intéressantes à regarder aujourd’hui.
Chacune apporte quelque chose de très personnel : une vérité, une sensibilité, une énergie. Ensemble, elles donnent au cinéma français un visage plus libre, plus proche du réel, plus vivant.
En 2026, elles ne sont plus simplement des promesses. Elles sont déjà là. Et doucement, sans bruit, elles sont en train de faire évoluer le regard.
Photo Ella Rumpf @ Wikimédia
Photo Lilith Grasmug @ Wikimédia




