Halle Berry à Paris : une trajectoire qui se redessine loin d’Hollywood

Lecture de 5 min
Halle Berry - Los Angeles - 25 septembre 2021 - Photo : Tinseltown / Shutterstock

À Paris, Halle Berry tourne Fleur avec Matthias Schoenaerts, Makita Samba et Marton Csokas. Une annonce discrète, qui arrive pourtant à un moment où son parcours évolue. Actrice oscarisée pour Monster’s Ball, elle poursuit aujourd’hui une nouvelle étape de sa carrière.

Halle Berry : un parcours en mouvement, de Hollywood à de nouveaux territoires avec Fleur

Par la rédaction

Halle Berry reste aujourd’hui la seule actrice afro-américaine à avoir obtenu l’Oscar de la meilleure actrice, pour son rôle dans Monster’s Ball en 2002. Si ce moment a marqué les esprits, il n’a pas fondamentalement changé la suite de son parcours.

Après cette distinction, les propositions de rôles n’ont pas toujours été à la hauteur. Sa carrière a avancé par phases, parfois très visibles, parfois plus discrètes, alternant entre des productions à grand succès telles que X-Men ou Die Another Day, et d’autres projets plus fragiles ou ayant rencontré un accueil mitigé, comme Catwoman.

Ce contraste ne découle pas uniquement de ses choix. Il est également le reflet d’une réalité de l’industrie du cinéma américain, où les actrices, et plus particulièrement les actrices noires, peinent encore à obtenir des rôles solides et réguliers sur le long terme.

Reprendre le contrôle de ses choix

Au début des années 2020, un changement s’amorce. Avec Bruised (2020), Halle Berry réalise pour la première fois un long métrage tout en interprétant le rôle principal, celui d’une combattante marquée par ses échecs.
Ce film révèle une orientation bien définie. Elle privilégie désormais des rôles plus profonds s’éloignant des représentations superficielles, et initie le développement de ses propres projets.
On a remarqué déjà cette transformation dans John Wick: Chapter 3 – Parabellum (2019), où elle a incarné un personnage physiquement exigeant, bien loin des rôles secondaires ou purement décoratifs.
Peu à peu, elle reprend le contrôle de son parcours. Elle ne se limite plus à accepter les propositions, mais détermine activement l’orientation qu’elle souhaite donner à sa carrière.

Vieillir à l’écran, une réalité encore limitée

Aujourd’hui, Halle Berry s’approche des 60 ans et continue à tenir des rôles actifs, ce qui reste rare dans le cinéma américain. Avec le temps, les rôles pour les femmes se font plus rares et souvent moins centraux, surtout pour les actrices issues de la diversité. Pour rester présente, elle fait donc des choix précis. Depuis plusieurs années, elle s’éloigne des grandes productions hollywoodiennes et se tourne vers des projets plus ouverts, parfois plus discrets, qui lui permettent d’explorer autre chose et de ne pas rester enfermée dans une seule image.

Fleur, un projet qui s’inscrit dans ce mouvement

Fleur s’inscrit naturellement dans cette évolution. Le film, actuellement en tournage à Paris, réunit des acteurs venus d’horizons différents, comme Matthias Schoenaerts, Makita Samba et Marton Csokas. Le projet reste encore discret, mais son cadre de production, en dehors des circuits hollywoodiens classiques, donne déjà une indication sur sa direction.

Halle Berry à Paris : une trajectoire qui se redessine loin d’Hollywood
Halle Berry – Los Angeles – 25 septembre 2021 – Photo : Tinseltown / Shutterstock

Pour Halle Berry, ce choix prolonge ce qu’elle met en place depuis plusieurs années. Elle ne revient pas à une formule connue, elle continue d’avancer vers des projets qui lui permettent de travailler autrement, avec plus de liberté dans les rôles et dans les collaborations.

Le parcours de Halle Berry s’inscrit dans un mouvement plus large. Le cinéma circule davantage entre les pays, les productions se croisent, et les acteurs passent plus facilement d’un espace à un autre. Dans ce contexte, les trajectoires ne dépendent plus uniquement d’Hollywood. Elles se construisent aussi ailleurs, à travers des projets plus variés.

Instagram
Lire aussi
Partager cet article
Suivre
La mention « La rédaction » indique que l'article est préparé par Rami Jamoussi et Monia Boulila.