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Souffle inédit


Anna de Noailles

Anna de Noailles

Anna de Noailles, née Anna Elisabeth Bassaraba de Brancovan, est une poétesse et romancière française d’origine roumaine, née à Paris le 15 novembre 1876 et morte le 30 avril 1933.   Anna mène une vie privilégiée : elle a ses propres éducateurs et reçoit son instruction au foyer familial. En plus du français, du romain et

Anna de Noailles, née Anna Elisabeth Bassaraba de Brancovan, est une poétesse et romancière française d’origine roumaine, née à Paris le 15 novembre 1876 et morte le 30 avril 1933.

 

Anna mène une vie privilégiée : elle a ses propres éducateurs et reçoit son instruction au foyer familial. En plus du français, du romain et du grec, elle parle l’anglais et l’allemand. Elle reçoit une éducation tournée vers les arts, particulièrement la musique et la poésie.

 

Le 17 août 1897 Anne-Elisabeth, devient Anna de Noailles en épousant à l’âge de 19 ans le comte Mathieu de Noailles. Le couple faisait partie de la haute société parisienne de l’époque.

 

Anna de Noailles entretint une liaison avec Henri Franck, normalien et poète, mort de tuberculose en 1912.

 

Elle est la première femme élevée au grade de commandeur de la Légion d’honneur et la première femme reçue à l’Académie royale de langue et de littérature française de Belgique.

Elle était aussi membre honorifique de l’Académie roumaine et a été décorée de l’ordre du sauveur de Grèce et de Pologne.

 

En 1902, elle reçoit le prix Archon-Despérouses. En 1920, son premier recueil de poèmes (Le Cœur innombrable) est couronné par l’Académie française.  En 1921, elle en reçoit le grand prix de littérature. Plus tard, l’Académie française créera le prix Anna-de-Noailles en son honneur.

 

 

IL FERA LONGTEMPS CLAIR CE SOIR

 

 

Il fera longtemps clair ce soir, les jours allongent.
La rumeur du jour vif se disperse et s’enfuit,
Et les arbres surpris de ne pas voir la nuit
Demeurent éveillés dans le soir blanc, et songent…

 

Les marronniers, sur l’air plein d’or et de lourdeur,
Répandent leurs parfums et semblent les étendre ;
On n’ose pas marcher ni remuer l’air tendre
De peur de déranger le sommeil des odeurs.

 

 

De lointains roulements arrivent de la ville…
La poussière qu’un peu de brise soulevait,
Quittant l’arbre mouvant et las qu’elle revêt,
Redescend doucement sur les chemins tranquilles.

 

 

Nous avons tous les jours l’habitude de voir
Cette route si simple et si souvent suivie,
Et pourtant quelque chose est changé dans la vie ;
Nous n’aurons plus jamais notre âme de ce soir…

 

 

 

Source Wikipedia

Photo de couverture : Bibliothèque Nationale de France

 

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