Search
Generic filters
Exact matches only
Filter by Custom Post Type

Souffle inédit


Paul Éluard

Paul Éluard

  Paul Éluard, nom de plume d’Eugène Grindel, né le 14 décembre 1895 et mort le 18 novembre 1952 (à 56 ans), est un poète français. Paul Éluard est un poète humaniste. Il lutte avec la poésie contre l’injustice, le colonialisme et la guerre. Il chante l’amour, la liberté et la fraternité.   La scolarité de Paul Éluard est perturbée par une

 

Paul Éluard, nom de plume d’Eugène Grindel, né le 14 décembre 1895 et mort le 18 novembre 1952 (à 56 ans), est un poète français. Paul Éluard est un poète humaniste. Il lutte avec la poésie contre l’injustice, le colonialisme et la guerre. Il chante l’amour, la liberté et la fraternité.

 

La scolarité de Paul Éluard est perturbée par une santé fragile. Atteint de la tuberculose, il est hospitalisé à plusieurs reprises dans les sanatoriums suissesses où il fait la connaissance la jeune Russe Helena Diakonova qu’il surnomme Gala.

 

En 1914 il est mobilisé et part comme infirmier militaire sur le front de la Somme. A la suite d’une bronchite, il est renvoyé à Paris. La guerre et les tranchées le marqueront à jamais.

 

En 1916, il choisit le nom de Paul Éluard, patronyme emprunté à sa grand-mère maternelle. En 1917, il se marie avec Gala et devient père l’année suivante. Il adhère au dadaïsme et devient l’un des piliers du surréalisme. Il est connu également sous les pseudonymes de Didier Desroches et Brun.

 

Son premier élan de poésie amoureuse est avec Gala, sa première femme et sa muse inspiratrice, un élan qui se prolongera dans tous ses écrits.

 

En 1926 Paul Eluard, avec Louis Aragon et André Breton, entre au parti communiste français et prend position contre le fascisme. Pendant cette époque il publie deux recueils essentiels : Capitale de la douleur (1926) et L’amour la poésie (1929).

En 1928 Gala le quitte pour le peintre Salvador Dalì.

 

En 1929, Éluard rencontre Maria Bentz, surnommée Nusch, une artiste de scène. Il tombe à nouveau amoureux. Ils se marient en 1934. Nusch est à la fois femme et complice d’Éluard et modèle et égérie des peintres surréalistes.

 

Exclu du Parti communiste à la fin de l’année 1933, il se fait ambassadeur du surréalise et voyage en Europe, afin de dénoncer le fascisme.

 

Mobilisé dès septembre 1939 dans l’intendance, il s’installe avec Nusch à Paris.  Il participe à la littérature clandestine à la tête du Comité national des écrivains zone Nord. Ses premiers poèmes de résistance paraissent dans la clandestinité, dès 1941. Il continue à publier jusqu’à la libération en 1945.

 

Les vingt et une strophes de Liberté, publiées dans le premier numéro de la revue Choix, sont parachutées par les avions anglais à des milliers d’exemplaires au-dessus de la France (ce poème est mis en musique par Francis Poulenc dès 1944).

En 1943, avec Pierre Seghers et Jean Lescure, il rassemble les textes de nombreux poètes résistants et publie un livre intitulé L’Honneur des poètes.   C’est la première anthologie   d’Éluard où il montre sa volonté d’ouverture et de rassemblement.

 

À la libération, il est   fêté avec Louis Aragon, comme le grand poète de la Résistance.

 

Avec Nusch, il multiplie tournées et conférences. Mais le 28 novembre 1946, pendant un séjour en Suisse, il reçoit un appel téléphonique lui apprenant la mort subite de Nusch, d’une hémorragie cérébrale. Terrassé, il écrit :

Vingt-huit novembre mil neuf cent quarante-six
Nous ne vieillirons pas ensemble.
Voici le jour
En trop : le temps déborde.
Mon amour si léger prend le poids d’un supplice.

 

 

Au MEXICO, au congrès de la paix, il rencontre Odette, dite Dominique Lemort qui deviendra son épouse en 1951, Éluard publie cette même année le recueil Le Phénix entièrement consacré à la joie retrouvée.

 

Il meurt d’une crise cardiaque le 18 novembre 1952. Le 22 novembre, il est enterré au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

 

 

Sur mes cahiers d’écolier
Sur mon pupitre et les arbres
Sur le sable sur la neige
J’écris ton nom

 

Sur toutes les pages lues
Sur toutes les pages blanches
Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom

 

Sur les images dorées
Sur les armes des guerriers
Sur la couronne des rois
J’écris ton nom

 

Sur la jungle et le désert
Sur les nids sur les genêts
Sur l’écho de mon enfance
J’écris ton nom

 

Sur les merveilles des nuits
Sur le pain blanc des journées
Sur les saisons fiancées
J’écris ton nom

 

Sur tous mes chiffons d’azur
Sur l’étang soleil moisi
Sur le lac lune vivante
J’écris ton nom

 

Sur les champs sur l’horizon
Sur les ailes des oiseaux
Et sur le moulin des ombres
J’écris ton nom

 

Sur chaque bouffée d’aurore
Sur la mer sur les bateaux
Sur la montagne démente
J’écris ton nom

 

Sur la mousse des nuages
Sur les sueurs de l’orage
Sur la pluie épaisse et fade
J’écris ton nom

 

Sur les formes scintillantes
Sur les cloches des couleurs
Sur la vérité physique
J’écris ton nom

 

Sur les sentiers éveillés
Sur les routes déployées
Sur les places qui débordent
J’écris ton nom

 

Sur la lampe qui s’allume
Sur la lampe qui s’éteint
Sur mes maisons réunies
J’écris ton nom

 

Sur le fruit coupé en deux
Du miroir et de ma chambre
Sur mon lit coquille vide
J’écris ton nom

 

Sur mon chien gourmand et tendre
Sur ses oreilles dressées
Sur sa patte maladroite
J’écris ton nom

 

Sur le tremplin de ma porte
Sur les objets familiers
Sur le flot du feu béni
J’écris ton nom

 

Sur toute chair accordée
Sur le front de mes amis
Sur chaque main qui se tend
J’écris ton nom

 

Sur la vitre des surprises
Sur les lèvres attentives
Bien au-dessus du silence
J’écris ton nom

 

Sur mes refuges détruits
Sur mes phares écroulés
Sur les murs de mon ennui
J’écris ton nom

 

Sur l’absence sans désir
Sur la solitude nue
Sur les marches de la mort
J’écris ton nom

 

Sur la santé revenue
Sur le risque disparu
Sur l’espoir sans souvenir
J’écris ton nom

 

Et par le pouvoir d’un mot
Je recommence ma vie
Je suis né pour te connaître
Pour te nommer

Liberté.

 

Poésie et vérité 1942 (recueil clandestin)
Au rendez-vous allemand (1945, Les Editions de Minuit)

 

Source Wikipédia

 

 

 

 

1 comment
Souffle Inédit
ADMINISTRATOR
PROFILE

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked with *

1 Comment

  • Nicole Barrière
    7 novembre 2021, 13 h 22 min

    Merci pour ce rappel en memoire de Paul Eluard, poète inspiré qui en inspira tant d’autres.
    Jai découvert la poésie en vers libres en lisant ses derniers poemes d’amour.
    Souvenir emu devant sa tombe toute simple au père Lachaise.

    REPLY