Dans Honey Don’t !, comédie néo-noir d’Ethan Coen, Margaret Qualley dévoile Lace Manhattan, un alter ego musical fascinant. Deux titres envoûtants produits par Jack Antonoff et des clips réalisés par Talia Ryder font de cette incursion musicale un prolongement élégant et mystérieux de son univers cinématographique.
Margaret Qualley révèle Lace Manhattan, son double musical énigmatique
Margaret Qualley, actrice captivante, danseuse talentueuse et source d’inspiration pour des réalisateurs exigeants, explore désormais la musique. Sous le nom de scène Lace Manhattan, elle présente deux chansons originales incluses dans la bande originale de « Honey Don’t ! », une comédie néo-noire réalisée par Ethan Coen, dévoilée en avant-première à Cannes en mai dernier.

Une création née sur le plateau
Lace Manhattan, un alter ego énigmatique et sensuel, est né dans les coulisses du film. Qualley et sa partenaire à l’écran, Talia Ryder, ont imaginé ces figures fictives – Lace Manhattan et Dixie Normus – qui oscillent entre le jeu, la performance et la musique. Le résultat : deux titres produits par Jack Antonoff (le mari de Qualley) et Coen lui-même, « ODDWADD » et « In The Sun She Lies », enrichissent l’univers esthétique du film.
Deux clips, deux ambiances
Réalisés par Talia Ryder, les clips des chansons présentent une palette de couleurs opposée. Dans « ODDWADD », Margaret Qualley évolue dans un cadre rétro-noir avec des accents synth-pop, rappelant son rôle de Sue dans « The Substance ». La caméra capture son attrait avec une précision quasi chorégraphique, entre séduction et étrangeté.
« In The Sun She Lies » change radicalement de ton. Plus douce et mélancolique, cette ballade visuelle montre Qualley et Ryder, portant des ailes d’ange, déambulant dans un New York irréel, flottant entre rêve et solitude. Une réflexion visuelle qui évoque les tourments intimes de leurs personnages.
« Honey Don’t ! » : deuxième chapitre d’une trilogie originale
Dans « Honey Don’t ! », Margaret Qualley joue le rôle de Honey O’Donahue, une détective privée d’une petite ville confrontée à une série de morts mystérieuses liées à une église obscure. Le film est la suite de la trilogie de séries B lesbiennes initiée par Ethan Coen avec « Drive-Away Dolls » (2024), également avec Qualley. La distribution, riche et talentueuse, comprend Talia Ryder, Aubrey Plaza, Chris Evans et Charlie Day.
Une artiste complète
Cette incursion dans la musique n’est pas une première. Margaret Qualley avait déjà travaillé avec Jack Antonoff sur deux morceaux de l’album Bleachers, co-réalisant le clip « Tiny Moves » et apparaissant dans « Alma Mater ». Elle a également prêté sa voix à une reprise délicate de « How Deep Is Your Love » des Bee Gees pour le film « Kinds of Kindness » de Yorgos Lanthimos, présenté en 2024.
Avec Lace Manhattan, Margaret Qualley ne se contente pas de chanter : elle crée un personnage parallèle, un reflet trouble, à la fois authentique et stylisé. Cette figure artistique pourrait bien lui ouvrir de nouveaux horizons, entre cinéma, musique et performance, où le mystère et l’élégance se rencontrent à chaque instant.