Le film L’Inconnue, réalisé par Arthur Harari, est sélectionné en compétition officielle au Festival de Cannes 2026.
L’Inconnue d’Arthur Harari en compétition à Cannes 2026 : un film attendu et déroutant
Par la rédaction
Avec ce film, Arthur Harari revient à la réalisation après Onoda. Il a aussi coécrit Anatomie d’une chute, Oscar du meilleur scénario original, ce qui a confirmé sa place dans le cinéma français.
Une histoire de transformation
Le point de départ est simple : un homme se réveille dans le corps d’une femme qu’il ne connaît pas.
Le film suit alors un personnage confronté à une situation qu’il ne comprend pas. Il doit s’adapter, observer et trouver des repères dans une réalité devenue instable. Le récit reste proche de son expérience, sans chercher l’effet spectaculaire.
Un mélange de genres
L’Inconnue ne s’inscrit pas dans un seul genre. Le film combine le fantastique, l’enquête et le drame.
Cette construction crée une narration volontairement instable. Le spectateur avance sans certitude, au même rythme que le personnage.
Léa Seydoux au centre du film
Le rôle principal est interprété par Léa Seydoux. Actrice reconnue à l’international, elle a déjà travaillé dans des univers très différents.
Dans L’Inconnue, elle incarne un personnage traversé par une identité qui n’est pas la sienne. Son jeu repose sur des variations discrètes et une présence contenue. Le rôle demande de la précision, sans effet appuyé.
Un film dans la continuité d’Arthur Harari
Arthur Harari poursuit ici des thèmes déjà présents dans ses films. Dans Onoda, il filmait un homme coupé du monde. Dans L’Inconnue, cet isolement devient intérieur. Le personnage est confronté à lui-même, dans une situation qu’il ne maîtrise pas.
Le film aborde aussi des questions actuelles, sans discours explicite. Il laisse au spectateur une part d’interprétation.
Un enjeu à Cannes
La présence de L’Inconnue en compétition pose une question simple : Arthur Harari peut-il franchir une nouvelle étape dans sa carrière ?
Être sélectionné au Festival de Cannes est déjà un signal fort. La réception du film dira s’il s’impose ou s’il divise.



