Du 16 au 23 mai 2026, à quelques pas de l’effervescence du Festival de Cannes, Visions Sociales revient pour sa 24ᵉ édition au Château des Mineurs à Mandelieu-La-Napoule. Un rendez-vous particulier, discret mais essentiel, qui soutient des films libres, ouverts à tous et très humains.
À Cannes, Visions Sociales 2026 fait le pari d’un cinéma ouvert sur le monde
Par la rédaction
La 24ème édition du festival Visions Sociales se déroulera du 16 au 23 mai 2026 à Cannes / Mandelieu-La-Napoule
Créé en 2002 par les Activités sociales de l’énergie, le festival trouve sa place dans le calendrier cannois tout en affirmant son caractère singulier. Ici, pas de tapis rouge ni de compétition officielle : Visions Sociales s’attache plutôt à explorer des regards sensibles et humains sur notre monde contemporain.
Sa programmation met en avant des films français et internationaux qui interrogent notre époque avec simplicité et justesse. Les récits parlent de travail, d’égalité, de parcours de vie parfois fragiles, mais toujours dignes. Ils évoquent aussi les tensions du monde, les crises environnementales ou les réalités géopolitiques.
Chaque séance se prolonge par un moment d’échange. Une occasion privilégiée où la discussion s’établit de manière ouverte et fluide entre les créateurs et le public présent.
Un festival accessible et ouvert
C’est l’une des grandes forces de Visions Sociales : l’accès est gratuit et sans accréditation (dans la limite des places disponibles). Le festival accueille un public large : bénéficiaires des Activités sociales, scolaires, associations et cinéphiles.
Dans un contexte où la culture peut parfois sembler distante, cette ouverture rappelle une chose simple : le cinéma appartient à tous.
Une édition portée par deux cinéastes engagés
L’édition 2026 sera accompagnée par les cinéastes Çağla Zencirci et Guillaume Giovanetti, marraine et parrain du festival. Leur travail, depuis plus de vingt ans, explore les identités, les langues et les réalités sociales avec une grande délicatesse.
De Sibel à Confidente (présenté à la Berlinale 2025), leur cinéma donne une place à celles et ceux que l’on voit peu. Leur présence s’inscrit naturellement dans l’esprit du festival : un cinéma ancré dans le réel.
Une exposition pour prolonger l’expérience
En plus des projections cinématographiques, Visions Sociales propose aussi une exposition à la photographe Fatma Hassona. Ses clichés, dont une part importante se concentre sur Gaza, saisissent des instants de vie au cœur du conflit.
Ces images révèlent des visages, des expressions, et des moments de résilience et de dignité humaine. Elles prolongent ainsi la démarche du festival, en établissant un lien entre le cinéma et la photographie, le tout uni par une même attention portée à la condition humaine.
Une vision forte de la culture
Depuis 1946, les Activités sociales de l’énergie défendent une idée simple : la culture est un bien commun. Visions Sociales incarne cette ambition avec constance.
Comme le souligne Valérie Grenier, porte-parole du festival, il s’agit de « proposer un accès direct aux œuvres et de créer des espaces d’échange avec les publics ». Une démarche concrète, loin des discours, qui fait de ce festival un lieu vivant.




