Rencontre avec Glenda Latapié peintre argentine lors du « Salon international d’art contemporain » Paris Carrousel du Louvre octobre 2026.
Rencontre avec Glenda Latapié au Salon d’art contemporain au Carrousel du Louvre
Entretien conduit par Maggy De Coster
Glenda Latapié est une artiste plasticienne et avocate originaire de San Martín, dans la province du Chaco, en Argentine. Elle a commencé à étudier les arts visuels dès l’âge de cinq ans, puis a choisi de poursuivre des études de droit à Resistencia. Après quelques années d’exercice comme avocate, elle a décidé de se consacrer entièrement à la peinture. Elle travaille principalement l’hyperréalisme, une approche qui demande patience et précision, et utilise différentes techniques, notamment l’acrylique, l’huile et l’aquarelle. Inspirée par ses racines chaqueñas, elle a notamment réalisé une œuvre autour du coton, symbole de sa région. Ses tableaux ont également traversé les frontières, avec une collaboration avec la galerie Aura Arte à Miami. Son parcours et son engagement en faveur de l’art local lui ont valu le titre de citoyenne illustre de San Martín.
MDC : Dites-moi, depuis quand peignez-vous ?
Glenda Latapié : J’ai commencé à peindre très jeune, dès l’âge de 5 ans, dans un conservatoire des arts visuels.
MDC : Pouvez-vous me parler de vos techniques de travail et des matériaux que vous utilisez ?
Glenda Latapié : Mes techniques sont très variées, j’utilise différents matériaux, ceux que je juge nécessaires pour chaque œuvre. Je peins à l’huile, à l’acrylique, au crayon de couleur, à l’aquarelle, etc. Pour réaliser les détails les plus fins de l’œuvre, je préfère utiliser des stylos à bille et des feutres.
MDC : Quelles sont vos sources d’inspiration et vos peintres préférés ?
Glenda Latapié : Mes sources d’inspiration sont sans aucun doute la musique et les livres audio. Je les écoute toujours quand je peins. Comme je peins toute la journée et que je n’ai plus le temps de lire, les livres audio sont pour moi une excellente alternative, ils me tiennent compagnie.
Mes artistes préférés sont Lorenzo Díaz, Nahuel Martínez et Maximiliano Bagnasco.

MDC : En tant que peintre argentine, quelles sont vos attentes et vos sentiments à l’idée de participer pour la première fois à un événement de ce type ?
Glenda Latapié : C’est fou, je n’aurais jamais imaginé tout ce que je vis actuellement.
Toute cette expérience a largement dépassé mes attentes. Quand j’ai appris que j’avais été sélectionnée pour exposer, j’ai pleuré de bonheur !
Les œuvres que j’ai apportées pour l’exposition ont toutes pour thème mon pays (l’Argentine), mettant en avant la culture et les inventions argentines.
Parmi les thèmes abordés, on trouve le maté, le dessert au lait, des inventions argentines comme le « birome » (stylo à bille) ou le pontage coronarien ; j’ai également réalisé un tableau représentant l’oiseau national, le fournier roux, ainsi qu’un tableau sur le thème des îles Malouines et de l’Angleterre.
MDC : En tant que femme, comment vous positionnez-vous par rapport à vos collègues masculins ?
Glenda Latapié : De mon point de vue, au regard de toute ma carrière, je peux dire que le milieu artistique m’a agréablement surprise : j’ai trouvé une bonne ambiance de travail, je me suis sentie acceptée dès le début, j’ai été très bien accueillie, et même, mes collègues masculins m’ont aidée à progresser. Bien sûr, je parle de mon expérience peronnelle.
MDC : Avez-vous un moment préféré pour peindre ?
Glenda Latapié : Comme je me consacre pleinement à la peinture et que, heureusement, j’ai beaucoup de travail, je peins toute la journée.
MDC : Quels sont vos projets d’avenir ?
Glenda Latapié : Récemment, une galeriste espagnole m’a sélectionnée pour travailler avec elle. Je suis donc déjà en train de préparer des expositions pour l’Espagne. Et en 2027, j’exposerai en Suisse, au Japon et au Qatar.
NDLR : L’interview a été réalisée exclusivement en espagnol.




