L’actrice française Marina Vlady est morte à 88 ans

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Marina Vlady en 1959, au 20e Festival cinéma Mostra de Venise - Photo : Auteur inconnu / Wikimédia

Marina Vlady est morte ce jeudi 24 septembre 2026 à l’âge de 88 ans. Actrice, chanteuse, écrivaine et sculptrice, elle laisse derrière elle une carrière commencée lorsqu’elle était encore enfant et qui traverse plus de soixante ans de cinéma, de théâtre et de télévision.

Marina Vlady est morte à 88 ans, une vie entre cinéma, musique et écriture

Par la rédaction

Née le 10 mai 1938 à Clichy, Marina Vlady est une actrice française d’origine russe. Elle commence très jeune une carrière qui va durer plus de soixante ans. Cinéma, théâtre, télévision, chanson ou écriture : elle travaille dans différents domaines tout au long de sa vie.

De son vrai nom Catherine Marina de Poliakoff-Baïdaroff, elle est née de parents russes. Son père, Vladimir Poliakoff, est chanteur d’opéra et sa mère, Militza, danseuse. Ses trois sœurs, Olga, Tania, connue sous le nom d’Odile Versois, et Militza, devenue Hélène Vallier, travaillent elles aussi dans le monde du spectacle.
Marina Vlady commence très jeune. Après la danse, elle, n’a alors que 11 an, apparaît au cinéma dans Orage d’été de Jean Gehret, sorti en 1949. Quelques années plus tard, Avant le déluge d’André Cayatte la fait davantage connaître. Elle tourne aussi en Italie, où elle joue avec Marcello Mastroianni dans Jours d’amour de Giuseppe De Santis.

En 1955, elle épouse Robert Hossein. Elle joue dans plusieurs de ses films, parmi lesquels Les salauds vont en enfer, Pardonnez nos offenses, Toi, le venin et La Nuit des espions. À la même époque, elle apparaît dans La Sorcière d’André Michel et Crime et Châtiment de Georges Lampin.

En 1961, elle joue la princesse de Clèves dans le film de Jean Delannoy, adapté du roman de Madame de La Fayette. Aux côtés de Jean Marais et Jean-François Poron, elle tient l’un des rôles les plus connus de sa carrière.
En 1963, Marina Vlady reçoit le Prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour son rôle dans Le Lit conjugal (L’Ape Regina) de Marco Ferreri.
Elle travaille ensuite avec de nombreux réalisateurs. Orson Welles la dirige dans Falstaff, présenté en compétition à Cannes en 1966. L’année suivante sort Deux ou trois choses que je sais d’elle de Jean-Luc Godard, dont elle tient le rôle principal. Elle joue aussi dans Que la fête commence… de Bertrand Tavernier, Elles deux de Márta Mészáros et Splendor d’Ettore Scola, où elle joue à nouveau avec Marcello Mastroianni. Splendor est présenté en compétition à Cannes en 1989.

Marina Vlady ne travaille pas seulement pour le cinéma. Elle tourne aussi pour la télévision et joue au théâtre. En 1966, elle monte sur scène dans Les Trois Sœurs d’Anton Tchekhov avec Odile Versois et Hélène Vallier. Elle chante aussi avec ses sœurs au sein des Sœurs Poliakoff, groupe auquel son appartenance est répertoriée par la Bibliothèque nationale de France.
Une autre partie de sa vie est liée à Vladimir Vyssotski, poète, chanteur et acteur soviétique qu’elle épouse en 1970. Ils restent mariés jusqu’à la mort de celui-ci en 1980. Marina Vlady raconte plus tard leur histoire dans Vladimir ou le Vol arrêté, publié en 1987.

L’écriture prend aussi une place importante dans sa vie. Après Vladimir ou le Vol arrêté en 1987, Marina Vlady publie plusieurs romans et récits, parmi lesquels Le Collectionneur de Venise en 1990, Le Voyage de Sergueï Ivanovitch en 1993 et Ma Cerisaie en 2001. En 2005, elle raconte son parcours dans 24 images/seconde, où elle revient sur ses souvenirs et sa vie de comédienne.

Après plusieurs années loin du grand écran, elle revient au cinéma en 2011 dans Quelques jours de répit d’Amor Hakkar.

Photo de couverture @ Wikimédia

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La mention « La rédaction » indique que l'article est préparé et écrit par Rami Jamoussi et Monia Boulila.