Véronique Loubaton, la peinture comme dérive cosmique

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Avec ses peintures ouvertes sur le cosmos, Véronique Loubaton nous entraîne dans un univers sensible et poétique où le temps semble s’effacer.

Véronique Loubaton : « un voyage entre l’infiniment grand et l’infiniment petit »

Par Michel Bénard

« L’art se doit de délivrer le cri qui sauvera l’humanité. » M.B

Véronique Loubaton évolue dans un espace imaginaire, intemporel entre ténèbres et lumière. Elle nous propose une œuvre offerte aux rythmes des sphères, du monde cosmique, de la voie lactée, le temps très souvent composé sur des toiles de formes rondes, appelées « tondo », ou plus précisément, « tondi » au pluriel, qui symbolise les formes et volumes de l’univers.

Véronique Loubaton, la peinture comme dérive cosmique
Césure

Ecoutons les propos de Véronique Loubaton : « Mon œuvre est un voyage entre l’infiniment grand et l’infiniment petit, je travaille à plat, je tourne autour du tableau de sorte que mes tableaux à l’instar du cosmos puissent s’exposer dans tous les sens. » Signe révélateur, elle peint souvent sur un tondo, toile ronde comme vous le savez, donc aux proportions universelles.

Véronique Loubaton, la peinture comme dérive cosmique
Visage christique

Véronique nous transporte au travers de son monde imaginaire en nous offrant ses bouquets d’étoiles et ses cathédrales cosmiques en forme d’arc en ciel. Nous pourrions dire qu’elle évolue dans une abstraction intuitiste, un monde gravitant entre le réel et l’irréel. Voici une œuvre qui voudrait capter l’énergie et les lueurs interstellaires. Certaines toiles sont de véritables gerbes florales, les bleus fragmentés se conjuguent avec des rouges vifs, les ocres bruns et des verts d’aurores boréales. Avec un peu d’attention et d’imaginaire vous pourrez décrypter les signes du zodiaque, de lire la poésie céleste et une partie de l’histoire de l’origine du monde.

Véronique LOUBATON
Palette astrale
Véronique LOUBATON
Marine

Véronique Loubaton se laisse guider aux jeux informels de l’intelligence de la main. Elle nous ouvre par le rêve les portes célestes, l’univers des astres et les pouponnières de bourgeons d’étoiles.
Pour notre amie peintre, la création est un état de conquête permanent, pour reconquérir la liberté, c’est revendiquer un besoin d’humanisme. Elle effleure silencieusement l’infini, déplace à sa façon l’ordre du temps.

Véronique LOUBATON
Vitrail céleste

Véronique Loubaton nous offre une troisième dimension, elle nous invite à nous imprégner de son œuvre petit à petit en demeurant attentifs, afin d’entendre peut-être la musique des sphères.

Ce qui équivaut à vouloir effleurer du bout des doigts un monde qui n’attends que sa sublimation.

Notons que Véronique Loubaton porte en elle ce besoin viscéral de créer, d’ailleurs ce n’est peut-être pas tout à fait le fruit du hasard car depuis sa jeunesse elle a vécu dans un milieu à priori plutôt favorable à son épanouissement aux côtés d’une maman, branchée art plastique peintre, sculpteure, avide d’histoire de l’art et de philosophie, au premier constat l’environnement était plutôt porteur.

Véronique Loubaton, la peinture comme dérive cosmique
A l’espace Mompezat
Michel Bénard
Vice-Président de la Société des Poètes Français
Lauréat de l’Académie française
Chevalier dans l’Ordre des Art et de Lettres
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Journaliste Arts Visuels
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Michel Bénard est journaliste spécialisé en arts visuels au sein de Souffle inédit. Il couvre les expositions de peinture et de sculpture, propose des critiques et réalise des portraits d’artistes. Poète, essayiste et peintre abstrait, lauréat de l’Académie française, il est également vice-président de la Société des Poètes Français.