Dans le cadre de notre couverture du spectacle Babel au magasin Bon Marché à Paris, nous avons rencontré Mourad Merzouki pour un entretien exclusif.
Babel de Mourad Merzouki au Bon Marché Rive Gauche
Par Mélanie Tuyssuzian
Avec Babel de Mourad Merzouki : pour les fêtes de fin d’année, à Paris, le magasin Bon Marché se transforme en véritable terrain d’exploration artistique.Babel, le chorégraphe français Mourad Merzouki poursuit son travail autour du mouvement, de l’équilibre et des rencontres entre les arts. Durant une heure, dix artistes -dont cinq danseurs et cinq spécialistes du cirque- incarnent cette performance immersive hors du commun.
Et le choix du mythe de la tour de Babel n’a pas été fait au hasard.
L’objectif ? Dévoiler un espace où les gestes remplacent les mots, où chacun trouve sa place dans le collectif.
Un moment à vivre en direct, au cœur de l’un des lieux les plus emblématiques de Paris.
Babel de Mourad Merzouki : une odyssée nocturne de danse et de cirque au Bon Marché Rive Gauche
À la nuit tombée, lorsque le Bon Marché se vide de ses visiteurs, le grand magasin s’offre une métamorphose rare. Pour sa nouvelle création, Mourad Merzouki investit les lieux et imagine avec la Compagnie Käfig une Babel contemporaine, où la danse et le cirque s’entrelacent pour raconter un monde qui cherche encore à s’élever.
Dix interprètes, danseurs et circassiens, composent cette fable en mouvement. Dans une mise en scène jouant avec la verticalité du lieu, ils évoluent entre sol et airs, donnant au mythe une dimension sensible, presque palpable. Merzouki propose une Babel qui ne s’effondre pas, mais s’invente comme un espace où les différences deviennent une force collective.
Présenté du jeudi au samedi à 21 h 15, le spectacle dure une heure et accueille le public en placement libre selon la catégorie choisie. Dans ce cadre inattendu, la nuit devient le véritable partenaire du récit. Elle amplifie le mystère, dilate les gestes, et offre à cette création une atmosphère suspendue.
Avec Babel, le chorégraphe poursuit son désir d’unir les langages. Ici, l’utopie prend forme dans les corps, dans leur énergie partagée, et dans cette invitation à regarder plus haut, ensemble.



