Amanda Seyfried incarne Ann Lee : l’étonnante histoire vraie d’une cheffe religieuse

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Amanda Seyfried - LOS ANGELES - 15 décembre 2025 - Photo : Kathy Hutchins / Shutterstock

Dans The Testament of Ann Lee, Amanda Seyfried incarne Ann Lee, fondatrice du mouvement religieux des Shakers, dans le film de Mona Fastvold.

Amanda Seyfried face à l’un des rôles les plus singuliers de sa carrière

Par la rédaction

Avec The Testament of Ann Lee, la réalisatrice Mona Fastvold revisite l’histoire méconnue d’Ann Lee, fondatrice du mouvement des Shakers, incarnée à l’écran par Amanda Seyfried.

Dans ce film, Amanda Seyfried joue le rôle d’Ann Lee, la femme qui a créé le mouvement religieux des Shakers au dix-huitième siècle, une figure spirituelle qui est restée longtemps peu connue.
Révélée dans la comédie musicale Mamma Mia!, puis saluée pour sa transformation dans Mank, Amanda Seyfried s’est progressivement tournée vers des personnages plus complexes.

Dans The Testament of Ann Lee, Amanda Seyfried livre un rôle intense, à la fois physique et intérieur. Le film repose largement sur sa présence à l’écran : chants, gestes rituels, silences et moments de tension spirituelle.

Son jeu s’appuie moins sur le dialogue que sur la façon dont elle incarne le personnage. Les regards, la posture du corps et la voix deviennent les vecteurs d’une foi profonde, parfois troublante. L’actrice joue un personnage à la fois fragile et déterminé, pris entre la douleur personnelle et la conviction spirituelle.

Ann Lee, la femme derrière la légende

Avant d’être connue comme une figure religieuse, Ann Lee a d’abord été une travailleuse. Elle est née en 1736 à Manchester, en Angleterre. Son enfance a été modeste, marquée par le travail à l’usine et une éducation religieuse sévère.

Très tôt, elle développe une grande sensibilité spirituelle. Selon les récits de ses disciples, plusieurs visions mystiques ont guidé sa vie et nourri une conviction fondamentale : le monde doit être purifié du péché.

Plus tard, elle fonde une communauté religieuse connue appelée les Shakers. Ce groupe prône des principes clairs : vivre ensemble, l’égalité entre les hommes et les femmes, le refus de posséder des biens personnels et, surtout, ne jamais se marier ni avoir de relations sexuelles.

Pour ses fidèles, Ann Lee n’est pas seulement une prédicatrice. Elle est considérée comme une manifestation féminine du Christ, une idée qui bouleverse l’ordre religieux de l’époque.

L’histoire du film Le Testament d’Ann Lee

Le film de Mona Fastvold raconte les moments importants de la vie d’Ann Lee. L’histoire débute en Angleterre au dix-huitième siècle, où cette jeune femme cherche un sens à sa vie dans une société très rigide.

Le film s’arrête sur plusieurs étapes clés :

  • ses premières expériences religieuses
  • la formation d’un groupe religieux marginal
  • les difficultés et le manque de compréhension de la société
  • l’exil vers l’Amérique où naît la première communauté shaker

Ce voyage marque un grand changement. En Amérique, le groupe essaie de construire une société fondée sur la discipline morale et la solidarité collective.

« The Testament of Ann Lee » raconte l’histoire avec de la musique et des chansons, inspirées des traditions des Shakers.  Il explore aussi les questions et les tensions entre la foi, le doute et le pouvoir spirituel.

Incarner la foi et la douleur

Pour jouer Ann Lee, Amanda Seyfried a travaillé en profondeur : elle a étudié des documents historiques, appris les chants traditionnels et s’est plongée dans la spiritualité des Shakers.
Son interprétation ne cherche pas à expliquer le côté mystérieux du personnage. Elle montre ses contradictions : sa souffrance personnelle, sa conviction très forte et la solitude de son pouvoir spirituel.
Le film montre aussi le prix à payer pour une telle mission. Ann Lee apparaît comme une femme seule, incomprise, parfois persécutée, mais convaincue d’accomplir une tâche divine.

Amanda Seyfried
Amanda Seyfried – LOS ANGELES – 15 décembre 2025 – Photo : Kathy Hutchins / Shutterstock

Redonner vie à une figure féminine oubliée

Dans l’histoire de la religion occidentale, ce sont surtout les hommes qui dominent. Dans ce contexte, le parcours d’Ann Lee reste exceptionnel.
Le film rappelle qu’au dix-huitième siècle, une femme a fondé un groupe religieux et a défendu une idée rare pour son époque :  l’égalité entre les femmes et les hommes.
Même aujourd’hui, les communautés Shaker intéressent beaucoup les historiens à cause de leur façon de vivre ensemble, de leur vie simple et leur héritage culturel.
En racontant cette histoire au cinéma, le film « Le Testament d’Ann Lee » invite à mieux connaître cette femme qui a tenté de réinventer la vie collective grâce à sa foi.

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La mention « La rédaction » indique que l'article est préparé par Rami Jamoussi et Monia Boulila.