À La Baule, le Festival de cinéma et musique de film célèbre sa 12ᵉ édition avec un hommage à Bruno Coulais, compositeur majeur du cinéma français.
La Baule 2026 : Bruno Coulais, l’art discret de faire parler les images
Par la rédaction
Il est des noms que l’on ne voit pas toujours à l’écran, mais que l’on reconnaît instantanément. Des musiques qui restent, longtemps après les images. Cet été, le Festival de cinéma et musique de film de La Baule met à l’honneur l’un de ces artistes essentiels : Bruno Coulais.
Du 24 au 28 juin 2026, la station accueillera sa 12ᵉ édition, avec en point d’orgue un hommage à ce compositeur dont l’œuvre accompagne depuis des décennies l’imaginaire du cinéma.
La musique comme expérience vivante
À La Baule, cet hommage prendra une forme simple et directe : la scène.
Le 27 juin, au Palais des Congrès Atlantia, un concert inédit fera résonner ses plus grandes partitions, le soir même de la remise des prix.
Un moment partagé, en présence des artistes invités, qui rappelle une évidence souvent oubliée : la musique de film se vit autant qu’elle s’écoute.
L’œuvre de Bruno Coulais
Depuis plus de quarante ans, Bruno Coulais trace un chemin singulier.
Ses compositions ne cherchent pas à souligner l’image, mais à l’accompagner autrement — avec retenue, parfois avec silence.
De Microcosmos à Les Choristes, en passant par Himalaya ou Océans, il a construit une œuvre sensible, attentive au monde, aux voix, aux paysages.
Un parcours rare, que le festival choisit de célébrer sans emphase, mais avec fidélité.
Le cinéma comme voyage
Cette 12ᵉ édition s’inscrit sous le signe du voyage.
Un thème qui traverse autant les films que la nouvelle affiche du festival, imaginée dès 2020 mais révélée seulement aujourd’hui.
Plus qu’un déplacement, le voyage devient ici une manière de regarder : explorer, se perdre, se retrouver.
Un mouvement extérieur autant qu’intérieur.
Dans cette image, un lieu s’impose : l’Hôtel Hermitage Barrière, figure familière de La Baule, qui fête cette année ses cent ans — comme un écho discret à l’histoire du cinéma lui-même.
Retrouver le sens de l’écoute
À travers Bruno Coulais, le festival rappelle une chose simple : le cinéma ne se voit pas seulement, il s’écoute. Dans un monde saturé d’images, cette attention au son, au rythme, au silence, devient presque essentielle.
Car parfois, il suffit de quelques notes pour retrouver un film et avec lui, une émotion intacte.




