Mark Rylance et Michelle Williams réunis dans Nice Fish, présenté au Marché de Cannes

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Mark Rylance - 76ème Festival du Film de Venise - 6 novembre 2019 - Photo : Denis Makarenko / Shutterstock

Mark Rylance signe son premier long métrage avec Nice Fish, une comédie douce et introspective portée par Michelle Williams. Présenté au Marché de Cannes, le film attire déjà l’attention par son ton singulier, entre poésie, amitié et dérive sur glace.

Nice Fish : Mark Rylance réalise son premier film avec Michelle Williams au Marché de Cannes

Par la rédaction

Le cinéma aime les métamorphoses. Celle de Mark Rylance en réalisateur s’annonce comme l’une des curiosités du Marché de Cannes 2026. Avec Nice Fish, comédie délicate et existentielle, l’acteur britannique franchit un cap décisif : celui du passage derrière la caméra, tout en restant fidèle à son univers singulier.

Un premier long métrage très attendu

Connu pour ses rôles dans Bridge of Spies ou Dunkirk, Mark Rylance passe aujourd’hui derrière la caméra pour la première fois. Un projet très personnel qu’il mûrit depuis des années. Il y tient aussi le rôle principal, entouré de Michelle Williams, Jim Lichtscheidl et Isabella LaBlanc.
Présenté au Marché du Film de Cannes, Nice Fish commence déjà à faire parler de lui. Le film suscite l’intérêt de plusieurs distributeurs à l’international, avec Palisades Park Pictures pour les ventes et CAA Media Finance pour le marché nord-américain.

Une histoire d’amitié sur la glace

Adapté d’une pièce écrite par Mark Rylance avec le poète Louis Jenkins, Nice Fish raconte l’histoire de deux amis d’enfance qui vont pêcher sur un lac gelé, lors du tout dernier jour de la saison.

Mais derrière cette situation en apparence simple, le film parle surtout de leur relation. Leur amitié a changé avec le temps. Ils ne voient plus les choses de la même manière. L’un est plus rêveur, l’autre est plus concret. Et tous les deux ressentent, chacun à sa manière, les difficultés de l’âge adulte.

Au cours de cette journée sur la glace, ils croisent trois femmes mystérieuses. Leur présence, presque irréelle, vient perturber leur équilibre. On dirait que cette rencontre pourrait soit les perdre encore plus… soit les aider à trouver un nouveau sens.

De la scène au cinéma : une histoire qui prend une autre vie

Avant d’être un film, Nice Fish est une pièce de théâtre créée en 2013, inspirée des poèmes de Louis Jenkins et nommée aux Olivier Awards. Le passage au cinéma ne change pas son âme. Au contraire, il prolonge ce mélange entre théâtre, poésie et images, dans quelque chose de simple et sensible.

Mark Rylance explique que l’idée vient d’un souvenir personnel : une partie de pêche sur glace dans le Midwest américain. Un moment réel, mêlé à son amour pour la poésie et aux paysages d’hiver, qui donne aujourd’hui toute sa couleur au film.

Michelle Williams, une présence qui trouble et éclaire

La présence de Michelle Williams donne au film une force particulière. Actrice reconnue pour la précision de son jeu, elle apporte ici une présence à la fois discrète et profonde

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Michelle Williams 2023 – Photo : Kathy Hutchins / Shutterstock

Dans Nice Fish, elle interprète plusieurs personnages. Des figures différentes, un peu mystérieuses, qui apparaissent au fur et à mesure du récit. Sa présence modifie l’ambiance du film, le rendant plus léger, plus onirique, comme entre la réalité et l’imaginaire.

Avec à elle, le film gagne en intensité. Il devient plus personnel et plus délicat, en explorant les émotions, les moments de silence et ce qui se joue à l’intérieur des personnes.

À Cannes, un film à part

Présenté au festival de Cannes, Nice Fish est déjà considéré comme un projet particulier. Malgré son apparence simple, le film veut offrir quelque chose de différent : un style, une cadence, une autre manière de raconter une histoire.

Avec ce premier long métrage, Mark Rylance suit une voie personnelle, entre comédie, poésie et introspection. Le film avance doucement, comme posé sur la glace, mais laisse apparaître peu à peu des failles, des émotions, des fragilités très humaines.

Avec ce premier long métrage, Mark Rylance explore un chemin qui lui est propre, mêlant humour, art et réflexion personnelle. Le récit progresse lentement, avec délicatesse, mais révèle progressivement des défauts, des sentiments et des faiblesses très humaines.

Un équilibre délicat, qui pourrait bien en faire l’une des propositions les plus sensibles et inattendues de ce Marché de Cannes.

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La mention « La rédaction » indique que l'article est préparé par Rami Jamoussi et Monia Boulila.