Claire Arnal, peintre : 2026 Exposition Société des Poètes français, Espace Mompezat. Peintre et pédagogue, Claire Arnal développe depuis près de trente ans une œuvre nourrie par la couleur, la lumière et l’émotion.
Claire Arnal, une vie consacrée à la peinture et à la transmission
Par Michel Bénard
Être artiste, c’est déjà revendiquer son besoin d’amour profond et d’absolue liberté. C’est devoir le respect à la vie, sous toutes ses formes, c’est oser croire encore en l’homme, c’est tendre vers un devenir plus humaniste, plus authentique et naturel. C’est côtoyer l’utopie d’un rêve jusqu’à ce qu’il devienne réalité.
Point important dans le déroulement de sa démarche elle fût également initiée auprès d’un maître que nous avons l’honneur de connaitre en cet espace et dont nous conservons le meilleur souvenir, Jean-Yves Guionet père fondateur du mouvement sensualiste, dont nous avons eu le plaisir d’apprécier ses œuvres et celles aussi d’un autre disciple et adepte de cette école libre Rémi Caritey qui possède également beaucoup de sensibilité sensuelle et aussi académique.

Le cheminement de Claire Arnal est assez singulier car au-delà de son évolution personnelle, déjà de belle importance, elle entretient un rôle de passeuse, de transmission du principe de l’art. Elle a ce don rare et précieux de relayeuse des arts.
Passionnée, elle a fondé une école d’art sous la dénomination engageante « Oh les beaux jours » à Paris pour y accueillir aussi bien les jeunes que les adultes. Atelier pour lequel au terme de démarches opiniâtres elle obtiendra en 2020 la certification « Libérer son élan créateur » auprès de IRIS créativité. De l’élan Claire Arnal n’en manque pas !

Claire Arnal nous confie être réellement rentrée en peinture à partir de 1997, un peu comme on rentre en religion, telle est sa profonde vocation, sorte de sacerdoce laïque ou plutôt artistique.
Il est bon de souligner que notre amie use et enseigne les techniques les plus variées, huile, gouache, aquarelle, pastel, collage etc.
Rien de secondaire chez Claire Arnal, elle ne se limite pas et ouvre grand l’éventail des possibilités créatives, elle aime s’exprimer au travers des formes le plus variées, ce qui démontre son bel éclectisme.
Indifféremment elle travaille à partir d’une poésie des couleurs, elle aborde l’élément humain sous divers aspects, le portrait évocateur sous différentes expressions d’une juste facture porteuse parfois d’une pointe d’énigme, la nature morte foisonnante, le paysage aux nuances colorées et lumineuses¸ pour enfin s’épanouir dans l’abstraction lyrique regroupant et résumant toutes les approches de la création.

Ses référents sont William Turner avec ses embrasements célestes fulgurants, ses transparences aux brumes mystérieuses, Claude Monet avec ses subtilités lumineuses, ses vibrations colorées, ses déclinaisons, Zao Wou Ki pour sa gestuelle, sa liberté de composition et sa puissance abstractive formant une passerelle entre l’Extrême Orient et l’Occident ses paysages flottants.
Il est bien évident que l’art n’est qu’une succession d’influences au travers desquelles l’artiste doit imposer sa propre écriture. Nous n’inventons rien, nous transformons.
Avec Claire Arnal nous partageons les émotions chromatiques informelles, sorte de velours naturel, c’est ici sans doute que nous effleurons l’effet de sensualité. Matière onctueuse aux ambiances fauves ou nabis. Dans son œuvre nous traversons de grandes plages de silence marin, des jeux floraux explosifs et kaléidoscopiques, des compositions où nous percevons les parfums d’une terre après l’orage, les natures mortes sont des fortes intensités habillées d’une délicate intimité.

Une œuvre de Claire Arnal ne nous laisse pas indiffèrent elle va au-delà du visible, sorte d’émanation qui transpose le ressenti de notre vision du monde, qui ouvre les portes de la réflexion, de l’émotion et ici j’en reviens à la poésie, car il s’agit bien d’un poème colorisé, que l’on ne peut lire grammaticalement, mais qu’il s’agit surtout de relire par l’imaginaire.




