Riley Keough revient au Festival de Cannes 2026 avec Butterfly Jam, le nouveau film de Kantemir Balagov. Entre héritage familial et choix artistiques singuliers, l’actrice mène un chemin particulier dans le cinéma contemporain.
Festival de Cannes 2026 : Riley Keough brille avec Butterfly Jam
Par la rédaction
À Cannes, Riley Keough revient avec Butterfly Jam, le nouveau film de Kantemir Balagov présenté à la Quinzaine des Cinéastes du Festival de Cannes 2026. L’actrice américaine continue d’avancer discrètement dans le cinéma indépendant, loin des rôles les plus attendus.
Très attendu par les cinéphiles, ce drame marque le premier long métrage en langue anglaise du cinéaste russe révélé par Beanpole. Dans Butterfly Jam, Riley Keough partage l’écran avec Barry Keoghan et Harry Melling. L’histoire se déroule au sein d’une communauté circassienne installée dans le New Jersey. Le film suit une famille fragile, déchirée entre héritage culturel, masculinité blessée et rêves d’évasion.
Riley Keough y incarne Zalya, propriétaire d’un petit restaurant familial en difficulté, personnage discret mais essentiel autour duquel gravitent les tensions du récit. Plusieurs critiques à Cannes ont salué l’intensité fragile de sa performance, même si le film divise la presse internationale.

Une carrière construite loin des projecteurs faciles
Riley Keough suit un chemin à part. Depuis quinze ans, elle construit une carrière cohérente, loin des choix les plus évidents. Petite-fille d’Elvis Presley et fille de Lisa Marie Presley, elle appartient à l’une des familles les plus connues de la culture américaine. Pourtant, depuis ses débuts, elle semble avoir préféré la discrétion à l’héritage spectaculaire.
Très tôt, l’actrice se tourne vers un cinéma indépendant, parfois brut et inconfortable.
Après une première apparition en 2010 dans The Runaways, c’est surtout avec American Honey d’Andrea Arnold qu’elle révèle quelque chose de plus personnel. Son jeu y paraît spontané, presque brut, loin des codes habituels d’Hollywood.
Au fil des années, Riley Keough devient l’une des figures du cinéma indépendant américain. On la retrouve dans It Comes at Night, Logan Lucky de Steven Soderbergh, puis dans Zola, un film nerveux et déroutant devenu culte pour une partie des jeunes cinéphiles.
L’actrice des personnages fragiles et complexes
Sa carrière prend une nouvelle dimension avec la série Daisy Jones & The Six. Cette performance lui vaut une nomination aux Golden Globes et confirme son goût pour les personnages fragiles et complexes. Même dans le silence, Riley Keough donne souvent l’impression de raconter quelque chose.
Son jeu reste sobre, sans démonstration. C’est aussi ce qui rend son parcours si singulier aujourd’hui. Sa collaboration avec Kantemir Balagov dans Butterfly Jam semble alors naturelle. Le réalisateur russe filme des personnages enfermés dans leurs douleurs intérieures, un univers qui correspond parfaitement à la sensibilité de l’actrice.
Cannes 2026, un parcours à part
Au Festival de Cannes 2026, Riley Keough confirme surtout un parcours construit loin des choix les plus faciles. Depuis plusieurs années, l’actrice privilégie des rôles plus intimes et un cinéma souvent indépendant.
C’est aussi ce qui la rend particulière aujourd’hui. Elle avance discrètement, loin du bruit hollywoodien et de la surexposition. Sur la Croisette, cette simplicité et cette retenue attirent presque autant l’attention que ses rôles à l’écran.




