Présenté en compétition au Festival de Cannes 2026, Garance de Jeanne Herry bouleverse grâce à une Adèle Exarchopoulos magistrale dans le rôle d’une jeune actrice alcoolique en quête de lumière.
Festival de Cannes 2026 : Adèle Exarchopoulos bouleverse dans Garance, le film le plus poignant de Jeanne Herry
Par la rédaction
Présenté dimanche 17 mai en compétition officielle au Festival de Cannes, Garance a profondément touché les festivaliers. Après Je verrai toujours vos visages, la réalisatrice Jeanne Herry signe un film plus sombre, mais toujours porté par ce regard tendre et profondément humain qu’elle pose sur ses personnages.
Au cœur du récit, il y a Garance. Une jeune femme qui aime trop fort, vit trop vite et tente de ne pas se perdre en chemin. Et pour lui donner vie, Adèle Exarchopoulos livre une interprétation vibrante, sincère et bouleversante.
Dès les premières minutes, Garance attrape le spectateur par son émotion brute. Dans l’obscurité, une voix raconte une jeunesse faite d’excès, de désir et de blessures que l’on tente de cacher derrière les fêtes et les rires. Puis apparaît Garance, jeune comédienne parisienne qui enchaîne les petits boulots, les soirées trop longues et les lendemains difficiles.
Avec ce rôle, Adèle Exarchopoulos livre l’une des interprétations les plus fortes de sa carrière depuis La Vie d’Adèle. Elle donne à Garance quelque chose de profondément vrai : une fragilité cachée derrière une énergie débordante. Un regard fatigué, un sourire qui vacille, une façon d’aimer trop fort et de continuer malgré tout.
Garance boit pour tenir debout. Pour oublier ses angoisses. Pour supporter une vie instable faite de castings ratés, de nuits sans fin et de relations qui se défont aussi vite qu’elles commencent. Jusqu’à dix-neuf verres par jour. Mais Jeanne Herry ne cherche jamais le sensationnel. Elle montre au contraire une dépendance qui s’installe doucement, presque sans bruit, au milieu du quotidien. Et c’est sans doute ce qui rend le film aussi touchant et profondément humain.
La force de Garance, c’est que Jeanne Herry ne juge jamais son personnage. Elle filme Garance comme une vraie personne, avec ses contradictions, ses excès, ses moments de lumière et ses failles. Une jeune femme qui essaie simplement d’avancer sans se laisser complètement engloutir par ce qu’elle porte en elle.




