Wyll publie l’album J’voudrais juste. Un disque de 12 titres qui éclaire un parcours marqué par l’écriture, la scène et l’attention aux autres.
Wyll dévoile J’voudrais juste, un album sincère et humain entre pop et écriture
Par Monia Boulila
Wyll au plus près des mots et des gens
Auteur-compositeur breton, Wyll trace son chemin avec une idée claire : être reconnu pour sa musique avant tout. Ce positionnement, présent depuis ses débuts, accompagne aujourd’hui la sortie de son album J’voudrais juste, disponible depuis le 27 mars 2026.
Wyll, artiste malvoyant, a très tôt fait un choix clair : ne pas être défini par sa condition, mais par sa musique. Il avance ainsi, sans mise en avant particulière, en laissant ses chansons parler pour lui.
Son écriture part de choses simples, du quotidien, de ce que chacun peut vivre ou ressentir. Il ne cherche pas à impressionner, mais à être juste. Ses textes évoquent la place que l’on cherche, la confiance en soi, les fragilités que l’on traverse. Peu à peu, sa musique dépasse le cadre personnel pour aller vers les autres, dans quelque chose de plus partagé.
Un album qui parle de ce qui nous traverse
Avec J’voudrais juste, Wyll propose un album de douze chansons ancrées dans une pop française proche du réel. Il y parle de sujets que l’on connaît tous : la différence, l’amour, les blessures que l’on ne voit pas, ou encore la façon de se relever. Des titres comme Bang bang, Pièce manquante, Pièce résiliente ou Courage dessinent un univers sensible, où il est surtout question de tenir debout malgré ce qui nous fragilise.
Le titre Bang Bang, qui accompagne la sortie de l’album, aborde la question du harcèlement avec des mots simples et directs. Wyll y pose un regard accessible, sans dramatiser ni simplifier, en cherchant surtout à toucher et à faire réfléchir. À travers ce morceau comme dans le reste de l’album, il garde la même ligne : parler vrai, sans en faire trop. Il avance ainsi, pas à pas, en construisant un univers qui lui ressemble.
Une musique qui se vit aussi sur le terrain
Pour comprendre Wyll, il faut aussi suivre ce qu’il fait en dehors de la scène. Sa participation à l’émission La France a un incroyable talent, avec un projet mené avec des résidents d’EHPAD, a marqué un moment fort de son parcours. Cette expérience montre bien sa façon de voir la musique : il la considère comme un moment de partage, bien plus qu’un simple spectacle.
Il organise aussi de nombreuses activités culturelles, notamment avec les jeunes, et dirige des ateliers d’écriture. Dans tous les cas, reste le même : encourager le dialogue et permettre à chacun de s’exprimer. Sur scène, cette idée se retrouve dans un style très simple, avec juste une guitare et sa voix, ce qui donne toute l’importance aux mots et à l’échange avec le public.
Une écriture au centre
Musicalement, Wyll s’inscrit dans une pop française ouverte, où la chanson rencontre parfois le slam ou le spoken word. L’attention portée aux textes reste centrale. Il privilégie une écriture directe, lisible, qui ne cherche pas à compliquer les choses mais à dire clairement.
Dans un paysage où l’on cherche souvent à impressionner ou à se faire remarquer, son approche se distingue par sa sobriété. Il laisse ses chansons parler, créer un lien, trouver leur place avec le temps.
Avec J’voudrais juste, il propose un album cohérent, tourné vers ce qui rapproche les gens. Un projet discret, mais sincère, qui reste au plus près des mots et de ceux qui les écoutent.





