Maggy de Coster explore ses racines entre Cuba et Haïti dans « Au nom de ma mère »

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@ Maggy de Coster

Avec Au nom de ma mère, Maggy de Coster remonte le fil de son histoire familiale entre Cuba et Haïti. Un livre où la poésie accompagne le devoir de mémoire et rend hommage à une mère, à une famille et à deux peuples marqués par l’Histoire.

Cuba- Au nom de ma mère de Maggy de Coster : Clair, émouvant et érudit…

Par Annpôl KASSIS

Seule, Maggy de Coster, journaliste, écrivaine, poétesse, entre autres talents, pouvait nous offrir un recueil tel : Cuba- Au nom de ma mère (éd.du Cygne2025) ;  qui plus est, agrémenté d’une préface de Jean-François Blavin et d’une postface de Pedro Vianna. Aucune flatterie en ceci.

Trois parties en ce qui pourrait être un document à valeurs historique et poétique, soigneusement établies et présentées.

Maggy de Coster explore ses racines entre Cuba et Haïti dans Au nom de ma mère

La journaliste a su approfondir et promouvoir une belle recherche socio-politique et culturelle autour de Cuba et Haïti, deux pays unis pendant plus d’un siècle, mais brutalement déchirés par de rudes épreuves dictatoriales dans la deuxième moitié du 20ème siècle, les  menant à une perte de vitalité sociale et économique. Une rédaction sans fioriture ni excès qui permet au lecteur découvrir de nombreux et terrifiants faits de régimes tyranniques, devenus hélas  historiques, subis par les deux populations. Toute la délicatesse de Maggy de Coster se révèle lors de ce  « pèlerinage » en ces pays, qui résonnent à l’intérieur d’elle-même.

Comment ? Là est le lien et le sens de la quête à la source de l’œuvre : une bouleversante histoire familiale au titre porteur « Au nom de ma mère »,  pour qui Maggy a pris la plume et l’avion.

Cette maman au prénom superbe Caridad, (Charité) est née d’un père Cubain Antonio et d’une mère Haïtienne Christine. Devenue veuve,  celle-ci, a confié son bébé Caridad à sa grand-mère Louise qui l’a élevée, entourée de tout l’amour familial possible, mais aussi dans les semi-silences et les très peu-dits de la vie haïtienne- dictature oblige. Sauf que l’arrière- petite-fille de Louise- Ganne-comme elle l’appelait avec tendresse- est une âme hyper–sensible, se prénomme Maggy qui vibre aux émotions maternelles.

Est-ce la poétesse, la journaliste ou tout simplement la fille aimante, d’une  mère aimée qui se rendit à Santiago Cuba, sur les traces de ses aïeux, et nous conduisit dans un flot de culture que nous ignorions- Notre Dame de la Caridad del Cobre, La Capila de los  Milagros,  et toujours avec cette approche humaniste et généreuse qui n’a pas oublié notre Ernest Hemingway dans tous ses éclats.

Le recueil s’ouvre et se termine sur deux fois deux poèmes et si l’autrice a sangloté en s’appuyant sur le mur de Notre Dame de la Charité, nous sentons les larmes monter en nous, à la lecture de ces poèmes dont le dernier hommage acrostiche à Caridad ;  et tout au long  de cet ouvrage si pur, si élevé, fébrile d’une âme noble, dans une transmission unique et enrichie de la seule voie vive et vivante : l’Amour.

À le lire, nous en sortons grandis !

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