Poésie

Grégory Rateau invité de Souffle inédit

Grégory Rateau invité de Souffle inédit

Par Arnaud Rivière Kéraval

Grégory Rateau

Grégory Rateau en quête de sens

Grégory Rateau est un écrivain et poète français né en 1984 dans la banlieue parisienne et vivant aujourd’hui en Roumanie. Il est l’auteur d’un premier roman, Noir de soleil, chez Maurice Nadeau et de plusieurs recueils dont Conspiration du réel, Imprécations nocturnes (Prix Amélie Murat 2023, Prix Renée Vivien 2023, finaliste du Prix Robert Ganzo Révélation et découverte 2023) et De mon sous-sol. Ses recueils viennent d’être traduits en roumain, ses poèmes régulièrement publiés dans de nombreuses revues, des anthologies (dont la dernière en date Ces Instants de grâce dans l’éternité au Castor Astral 2024), dans un livre d’artistes, Poème Païen, à l’Œil de la Méduse et font état d’un homme révoltéet engagé par l’écriture et seulement par elle. Invité au prochain Festival Voix vives en Méditerranée à Sète qui se tiendra au mois de juillet prochain, il y présentera son nouveau recueil à paraître aux éditions La rumeur libre.

Grégory Rateau en quête de sens  "Imprécations nocturnes", de Grégory Rateau

Grégory Rateau, « Conspiration du réel » par Irène Dubœuf Grégory Rateau en quête de sens

Poésie

Arnaud Rivière Kéraval: Vous êtes rentré en littérature comme auteur d’un premier roman « Noir de soleil » puis, par vos nombreuses publications dans des revues de poésie, vous êtes rapidement devenu un poète émergent de la nouvelle scène littéraire francophone, auteur prolixe de pas moins de quatre recueils de poésie en deux ans. Qu’est-ce qui vous a fait bifurquer vers la poésie et quelle est votre démarche poétique ?

Grégory Rateau : J’ai commencé à écrire de la poésie à 16-17 ans, une passion de jeunesse. A l’époque, le cinéma et la poésie allaient de pair. Je lisais en boucle le Temps scellé de Tarkovski, j’étais une sorte de fanatique du cinématographe, un peu trop excessif sans doute, oubliant que c’est avant tout une industrie. J’en suis quelque peu revenu depuis après 15 longues années à batailler comme un beau diable dans ce secteur (écriture, réalisation, enseignement, animation de ciné-clubs, ateliers avec des acteurs, Festivals…). La poésie ne m’a jamais quitté totalement, j’y revenais assez régulièrement.

Après de nombreux voyages (qui forgent le vécu) et un récit sur la Roumanie qui a été un succès dans sa version roumaine, j’ai décidé de sortir un premier roman, Noir de Soleil, chez Maurice Nadeau inspiré de l’un de mes tournages à Tripoli au Liban en situation, bien réelle, de guerre civile. Tout aurait pu, aurait dû se passer comme je l’avais prévu, il y a même eu deux belles sélections pour cette première tentative mais la crise de la pandémie du COVID a démarré et j’ai perdu le contrôle. J’ai bien essayé de lancer en parallèle un autre roman (qui devrait paraître enfin à la rentrée) et qui a été pendant 5 mois en réécriture chez Gallimard suite au coup de cœur d’un directeur de collection mais il a finalement été annulé. La cause ?  Le reconfinement ettous les retards éditoriaux. Il a ensuite été recommandé chez d’autres grands éditeurs mais la situation mondiale restait inchangée. Cette malchance ou pourrait-on dire cette opportunité… enfin pour résumer cela a été le point de départ d’une toute nouvelle recherche.  J’ai eu envie d’explorer autre chose, de revenir à mes premiers amours.  Le plus difficile au début c’est de se lancer, de ne pas se laisser écraser sous le poids de nos références. Je souhaitais rester honnête.

Pour répondre enfin à la question de ma démarche poétique. Je suis toujours assez mal à l’aise avec ça, annoncer le programme, en faire le pitch ou la bande-annonce. J’ai beaucoup lu de poésie et beaucoup lu sur la poésie. La théorie gèle toute forme de créativité, elle enferme parfois. Il est vrai que je m’inscris dans la tradition, si l’on peut dire, des poètes révoltés. Je ne m’en cache pas, pour moi la poésie questionne le réel et ne lui tourne en aucun cas le dos. Pour mes deux premiers recueils, Conspiration du réel et Imprécations nocturnes, je me suis nourri de mes errances, des lieux traversés, de la patrie perdue de l’enfance. Je ne recherche pas l’originalité à tout prix mais à rester fidèle à « ma vérité ».

Je me sens naturellement proche de certains poètes, en commençant par Cendrars, Maïakovski pour ne citer que les plus exubérants mais ma sensibilité, mon vécu, me conduit tout naturellement vers des auteurs plus marginalisés comme Prevel, Ginsberg, Giauque, Rodanski, Daumal, Fondane, Grall… Je suis attaché à ces créateurs en quête d’un absolu. Je serai toujours du côté des outsiders et cela même si ma poésie se vend plutôt bien et est assez valorisée dans la presse spécialisée. J’aime donner un peu plus d’écho à celles et ceux qui n’en ont eu aucun, exhumer ces voix du passé. Je ne bannis pas le lyrisme mais le lyrisme mou, exalté, partant de là je creuse la plaie, je fouille dans les abîmes sans avoir peur de ce qui va en ressortir. La « connaissance par les gouffres » dont parlait Henri Michaux Je ne cherche pas à enjoliver mes mots, les images, je reste fidèle à ce que je ressens et observe. Maintenant on ne réinvente rien on s’inscrit toujours dans une chaîne.

Création 

Arnaud Rivière Kéraval: Vous parlez de votre élan poétique qui en fait ne vous a jamais quitté depuis votre adolescence, il était seulement latent. Et vous avez su le réécouter. Je suis d’accord avec vous, la poésie ne peut s’inscrire dans un programme ou pire, un plan de carrière (quel vilain concept) car elle n’obéit à aucun dogme. C’est ce qui fait d’ailleurs sa richesse et sa préciosité qu’il faut savoir préserver intacte. Vous l’évoquez très bien, elle est l’art littéraire qui touche au plus près le réel de la condition humaine, embarquant avec elle toute la subjectivité du poète et en miroir celle du lecteur. La vôtre a su rester un crivital, une révolte permanente, loin de la poésie du quotidien qui fleurit dans bon nombre de publications, à l’image de votre dernier recueil en date, De mon sous-solaux éditions Tarmac. Vous revendiquez vos influences sans les gommer, elles semblent vous nourrir constamment. Mais n’a-t-on pas envie un moment dans sa création de s’émanciper de ces figures tutélaires qui peuvent parfois nous écraser ? Et pourquoi ce tropisme vers les marginaux, les poètes maudits ? Comment écartez-vous le danger de tomber dans le piège de la posture ?

Grégory Rateau : Pour moi on ne peut décemment écrire sans être dans une forme de posture (un écrivain/poète a des rituels, une représentation de ce que doit être un écrivain/poète). Il faut même aller plus loin et dépasser toute imposture, être son juge le plus impitoyable, se confronter à sa propre médiocrité. On ne choisit pas toujours sa place. La mienne je l’ai en partie choisie. J’ai grandi dans le 93. On va dire que ma sensibilité a fait le reste. J’avais simplement le choix de m’abêtir en choisissant le camp des tyrans ou des bien-nés ou de me placer du côté des persécutés, des faibles. J’ai choisi de prendre les coups mais à la différence de mes camarades qui eux subissaient sans broncher, j’ai rendu les coups à mon tour. J’en ai chié, il n’y a pas d’autres mots, je prenais pour les uns et les autres car je ne savais pas me coucher et De mon sous-sol en est l’expression la plus fidèle. Une commande d’un frère en poésie, Jean-Claude Goiri, qui sait faire ressortir ce qu’il pressentait de moi.La poésie permet d’imager des situations très brutes, de prendre une certaine distance avec l’usage de la première personne tout en jouant avec la langue, la forme, en travaillant sur le rythme. Je me raconte tout autant en racontant les autres qu’en me plaçant au centre du récit.

Je n’ai pas peur de paraître nombriliste, nous en sommes tous là. Ecrire c’est accepter nos défauts, nos travers et essayer d’en faire quelque chose pour rentrer en résonance avec d’autres. Personne ne peut m’enlever mes identifications, Rimbaud a été le premier, je vivais comme Rimbaud, dans la même incompréhension de mes proches, je préparai ma fugue. J’ai choisi comme lui de tout donner à la création. Puis il y a eu London et Istrati, les vagabonds de l’amitié, je les ai suivis dans leurs errances en prenant la route à mon tour. J’ai commencé à m’y consacrer à l’adolescence c’est vrai, et je n’ai jamais arrêté depuis d’écrire, de lire, de me chercher, de découvrir d’autres cultures. Je ne veux séduire personne et encore moins jouer le rôle dujeune sage, de la vieille âme. J’écris car je ne le suis pas sage du tout, je brûle littéralement et cela malgré le fait que certains pensent que je ne m’en tire plutôt pas trop mal. Ils n’ont pas vécu ce que j’ai vécu. Je me moque du regard des autres et en même temps je suis victime de lui assez régulièrement. Ce paradoxe c’est la matière première de toute création. Le reste ? Théorie pure et simple pour impressionner ou divertir une élite. Cela ne m’intéresse pas.

Résistance

Arnaud Rivière Kéraval: Je vous rejoins dans votre discours sur les sources de la création, on n’écrit pas pour quelqu’un dans l’espoir de lui plaire, ni pour soi dans une dimension thérapeutique, on écrit tout simplement parce qu’un jour la voie de l’écriture a surgi devant nous comme une évidence. Et elle se nourrit de notre parcours : la colère, l’errance, le déracinement en l’occurrence pour le vôtre. Après elle trouve forcément écho chez l’autre pour peu qu’il sache percevoir ces vibrations intenses de la vie qu’offre votre langage poétique. De nombril à nombril. Vous allez prochainement publier un quatrième recueil aux éditions de La rumeur libre, que vous aurez l’occasion de présenter au Festival Voix vives en Méditerranée à Sète cet été. Depuis votre premier opus, Conspiration du réel, paru aux éditions Unicité, en quoi votre poésie a-t-elle évolué ? Sans vouloir absolument vous assagir, a -t-elle fait naître en vous une forme nouvelle de sérénité ?

Grégory Rateau : Pour la sérénité non malheureusement, je reste un angoissé. Voilà pourquoi je continue la lutte sur le terrain des mots en essayant de ne pas tomber dansces travers : la quête de respectabilité, cette tranquillité matérielle et si relative convoitée par tousles Assis. J’ai collaboré avec de nombreuses revues en France et un peu partout (Le Cafard hérétique, Arpa, Dokreis, Le journal des poètes…), il existe donc des cellules de résistance multiples loin des chapelles et des écuries éditoriales, des grands médias qui ne lisent plus mais veulent surfer non sans condescendance sur la bonne « vibe » du moment. J’aimerais citer Danger poésie de cette tête brûlée d’André Chenet, compagnon de route de Tristan Cabral. Vous-même, en plus de votre beau recueil, vous travaillez pour la revue Oupoli qui m’a régulièrement accueilli, je ne saurai jamais assez vous remercier pour vos encouragements et votre enthousiasme.

Je quitte parfois ma retraite roumaine pour aller là où je suis invité. Je suis très reconnaissant à ces Festivals de penser à moi car sur place j’ai fait plutôt de belles rencontres. Je pense à Concèze avec Matthias Vincenot, à Baie des plumes et son équipe géniale de volontaires, à Sémaphore avec Bruno Geneste et sa bande de « pirates » bretons… partout je cherche les frères et les sœurs, je me confronte aux vécus de chacun, je partage autour d’un verre plus que des simagrées. J’ai fait ainsi la découverte de sacrées personnalités, des auteurs qui me redonnent parfois la niaque et l’envie d’en découdre.

La rumeur libre est une belle maison, j’ai de la chance de pouvoir publier chez eux. Le recueil en question est plutôt incisif, il vient un peu boucler la boucle. C’est la fin du triptyque.Un hommage en substance à Jacques Prevel, mon compagnon imaginaire de déroute. Le roman aussi est plutôt virulent, c’est le monologue d’un homme peu recommandable, je vois un peu cette démarche comme une forme d’exorcisme à la Marcel Moreau, l’un de mes héros. En cela vous avez raison il n’est pas question de thérapie ici mais plutôt d’un acharnement à vouloir à tout prix donner du sens même à ce qui me paraît être des plus désagréables.

Concernant ma poésie, l’évolution, si évolution il y a, s’est faite assez naturellement, je suis avant toute chose guidé par l’envie. Cette dernière est très changeante. La poésie est un travail sur la forme, le fond quant à lui nous échappe parfois, il fait partie de notre histoire personnelle. Pour ceux qui ne cherchent pas l’originalité pour l’originalité et qui veulent patiemment construire une œuvre, les livres peuvent se ressembler, se correspondre les uns avec les autres. Pour ma part, les recueils vibrent sur la même corde,cela va du poème en vers libres plutôt narratif de mes débuts, à des poèmes taillés à l’os où le sens n’était plus forcément ma priorité mais le cri dans son ensemble, à un long poème biographique qui se regarde et s’écoute sur un écran géant, qui se vit en continue dans une expérience immersive mais avec des coupes invisibles et sur une cinquantaine de pages. Je l’ai écrit en écoutant du jazz en boucle, en jouant avec mon clavier. Pour le dernier,c’est un mélange de prose poétique rythmée par une succession de virgules qui courent sur la page, qui nous imposent leurs propres respirations. J’espère que les lecteurs y verront une cohérence, qu’ils me comprendront. On écrit pour être compris plus que pour être aimé.

Rapport avec les mots 

Arnaud Rivière Kéraval: J’en viens justement à votre style où le superflu n’a pas sa place tant il est marqué par de concises fulgurances et un rythme qui ne faillit jamais. Vous évoquez Oupoli, c’est dans cette revue que j’ai découvert votre poésie puis après dans de nombreuses autres. Et je me souviens encore d’un des premiers vers que j’ai pu lire de vous : « Surdité de la roche » (in Les îles d’Aran). En quatre mots seulement, une faille sémantique intarissable s’ouvre devant le lecteur. Quels sont vos rapports avec les mots ? Est-ce vous qui les domptez ou eux qui vous domptent ?

Grégory Rateau : Ce serait prétentieux de répondre à cette question car malgré tout ce que l’on peut dire ou ambitionner, je pense que cela nous échappe. Nous sommes un peu les vaisseaux de celles et ceux qui nous ont précédés. Parfois le poème se dessine dans sa forme la plus aboutie et parfois non. On a beau travailler et retravailler, cela ne dépend pas toujours de nous. La seule chose qui dépende de notre pleine volonté, c’est le choix ou non de diffuser le poème, de le faire publier. Cette décision appartient à chacun, pour le reste, on se débrouille avec ce que l’on a, nos recherches et notre inspiration du moment. Je crois en une chose. La réceptivité. Beaucoup se perdent car entièrement tournés vers un désir (parfois bien légitime) de reconnaissance. Pour être réceptif, il faut se mettre en danger, sortir de sa zone de confort, s’oublier, oublier les autres, tendre tous nos sens vers un absolu bien souvent totalement illusoire. C’est la beauté de la nature humaine, ses contradictions, ses imperfections, ses vains espoirs, notre art en est l’expression la plus sublimée diront certains mais je n’y vois rien de sublime, j’y vois plutôt une expression humaine guidée par la nécessité ou non. Rilke avait raison de dire : « Au fond, le seul courage qui nous est demandé est de faire face à l’étrange, au merveilleux, à l’inexplicable que nous rencontrons. »

Souffle 

Arnaud Rivière Kéraval: Vous invoquez souvent vos frères et sœurs d’armes car vous n’êtes pas seulement poète, vous êtes un passeur de poésie généreux, n’hésitant jamais à partager vos coups de cœurs abondants sur les réseaux sociaux : ceux que vous avez cités plus haut mais aussi Alejandra Pizarnik, Hart Crane, Cédric Demangeot, Xavier Girot et j’en passe… Que vous apporte la lecture d’autres poètes ?

Grégory Rateau : Pour commencer on ne peut prétendument écrire sans lire énormément. Je repense à un aristocrate qui dernièrement donnait des leçons aux écrivains qui se vanteraient (qui se vante de ça honnêtement ?) de ne pas lire. Des évidences déguisées en sermon pour se donner des allures d’exception. Très peu pour moi. Moi je viens de nulle part et j’y retournerai mais lorsque je passerai de l’autre côté, je le ferai avec tous mes camarades. Celles et ceux qui, par leurs vécus et leurs arts, ont tout donné à la création, à la vie, à l’inconnu. Je les porte tous en moi. Lui parlait de « bibliothèque » vivante (Fahrenheit 451 en parlait déjà avec une tout autre clairvoyance), moi je préfère parler de souffle. Quand je respire, c’est un peu grâce à eux. Quand je cite un auteur, c’est un bout de mon univers que je donne en partage. J’ai parfois l’impression d’écrire en lisant d’autres plumes que la mienne, toute relecture d’une œuvre que l’on s’est peu à peu appropriée est une forme de réécriture de son propre travail en gestation. On chemine avec les auteurs qui sont également là pour nous regénérer. Je reviens à votre question concernant la posture. Gamin je passais mon temps à me déguiser, j’ai besoin de ça, de me mettre dans la peau de mes personnages, et pour moi le poète est aussi un costume que l’on enfile. Quand je perçois le ridicule de certains arrivistes de ce secteur, je fonce enfiler le costume des grands maudits, je relis tous les ouvrages sur eux pour retrouver ma flamme d’origine. Les Girot, les Demangeot, le Pizarnik, ils sont autant de costumes d’une seule et unique peau. Ils sont un peu en moi et j’espère qu’un jour je serai une part de quelqu’un d’autre. La vraie paternité, celle qui passe par la transmission et la création. Ce qui m’amène à présent à parler des passeurs. Ils sont trop rares mais leur fonction est primordiale surtout à notre époque où notre attention est monétisée. Ils sont là pour faire la moitié du chemin vers une œuvre, l’autre moitié ne dépend plus que des lecteurs, ils leur montrent la voie à suivre. Ces êtres sont aussi précieux que les professeurs que j’ai eu la chance de croiser lors de mes jeunes années, quand j’étais encore un sale gosse qui voulait à tout prix amuser la galerie. Je les remercie pour leurs encouragements et surtout pour leur patience.

Musique

Arnaud Rivière Kéraval: Pour terminer, la musique semble faire partie prenante de votre processus de création et d’écriture, comme facilitant l’introspection. Quel morceau de jazz alors aurait pu accompagner la tenue de notre entretien ?

Grégory Rateau : J’écoutais Charlie Parker Donna Lee juste un peu plus tôt alors je tranche pour Bird sinon j’écris toujours en écoutant Miles Davis, l’album Kind of blue ou Coltrane et son chef-d’œuvre, l’album A love supreme. Ginsberg est vraiment le poète qui a ouvert la voie d’un rythme nouveau inspiré de cet art, je le relis très régulièrement pour trouver le mien.

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Magazine d'art et de culture. Une invitation à vivre l'art. Souffle inédit est inscrit à la Bibliothèque nationale de France sous le numéro ISSN 2739-879X.

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